Interview de Jordan Pasdeloup
« Le 4L Trophy, une aventure inoubliable »
Jeune agriculteur à Chaintreaux, Jordan Pasdeloup revient sur son aventure du 4L Trophy en février 2025, qu’il a vécu aux côtés de son coéquipier François Frémin. Leur équipage s’est classé 555e sur 1080.
Jeune agriculteur à Chaintreaux, Jordan Pasdeloup revient sur son aventure du 4L Trophy en février 2025, qu’il a vécu aux côtés de son coéquipier François Frémin. Leur équipage s’est classé 555e sur 1080.
Horizons : Pouvez-vous résumer l’aventure en une phrase ?
Jordan Pasdeloup : Cette expérience, qui nous a conduits de la Seine-et-Marne à Marrakech (Maroc), reste inoubliable et marque une vie.
Quels sont les points les plus marquants ?
En parcourant le Maroc, nous nous sommes rendu compte des conditions de vie sommaires des habitants des zones les plus reculées (sans eau courante, maisons en terre recouvertes de tôle, etc.). L’aspect humanitaire de l’aventure est très fort alors que nous n’étions pas si loin de chez nous. Grâce au raid 4L Trophy 2025, 22 700 repas ont été distribués aux familles françaises dans le besoin, 20 000 enfants de la région de Drâa-Tafilalet ont bénéficié de matériel sportif, scolaire et médical et une contribution à la construction d’un château d’eau dans la maison des étudiantes de Dayet Aoua a été apportée, sans oublier les actions de sensibilisation de la Surfrider Foundation au Maroc auprès du grand public.
L’esprit 4L Trophy m’a aussi marqué : 2 000 jeunes qui ne se connaissent pas et qui sont réunis pour la soirée à l’occasion de moments conviviaux. Nous étions tous dans le même bateau, la même aventure, les mêmes galères, comme les bons moments.
Quels ont été les moments les plus difficiles ?
Sur l’aventure en soit, se servir du roadbook et la conduite sur les pistes durant l’aventure se sont révélés compliqués par moments. Nous avons d’ailleurs perdu des places au classement à cause de kilomètres effectués en trop. Aujourd’hui, nous avons l’habitude de rester connectés et accessibles pour notre famille et nos amis. Se retrouver loin de chez soi, sans les réseaux et Internet paraît de prime abord difficile. Cela change tout mais nous a donné l’occasion d’être plus dans le partage avec les autres équipages. On a retrouvé les valeurs que les jeunes générations ont oubliées.
Quel est le meilleur souvenir de cette aventure ?
La nuit en autonomie avant l’arrivée à Marrakech. Aucun bivouac n’était prévu. Nous devions trouver du bois pour le feu. Les cinq équipages avec qui nous roulions se sont réunis pour camper. Nous avons mis en commun le reste de nos provisions et passé une excellente soirée. Chacun avait apporté des produits locaux permettant ainsi de concocter un petit repas de fête au milieu du désert.
Des mots pour qualifier cette expérience ?
Inoubliable, marque les esprits et formateur tout au long de l’année de préparation.
Un message à ceux qui hésitent à s’engager ?
N’hésitez pas à vous engager. Une fois réalisé, on ne le regrette pas. Certes c’est un investissement personnel et financier mais on ressort grandi de cette aventure exceptionnelle. Comme disent les Trophistes, « le 4L Trophy ne se raconte pas. Il se vit ». Belle aventure à ceux qui prendront le départ de l’édition 2026 le 18 février.