Le comice de Châteaudun lancé par une série de visites sur le territoire
Les traditionnelles visites pré-comice Perche et Dunois se sont déroulées vendredi 22 mai. Une centaine de personnes a ainsi découvert le campus Les Champs du possible, les ateliers 4.0 de Nermont, une entreprise et deux exploitations emblématiques du territoire.
Les traditionnelles visites pré-comice Perche et Dunois se sont déroulées vendredi 22 mai. Une centaine de personnes a ainsi découvert le campus Les Champs du possible, les ateliers 4.0 de Nermont, une entreprise et deux exploitations emblématiques du territoire.
Une centaine de personnes, membres et partenaires du comice agricole Perche et Dunois, a sillonné la campagne dunoise vendredi 22 mai, dans le cadre des traditionnelles visites pré-comice.
Programme chargé
Comme chaque année, c'est un programme chargé qui est prévu par l'équipe du comice. La journée débute à Châteaudun (Eure-et-Loir) sur le site qui accueillera l'événement les samedi 6 et dimanche 7 juin, avec la découverte du campus Les Champs du possible. La présidente de l'incubateur de start-up, Marina Masseau reçoit tout ce beau monde avec café et viennoiseries, aux côtés du député et maire de la ville, Philippe Vigier. Celui-ci rappelle dans son discours l'audace nécessaire à la création de cette structure, la fédération d'énergies diverses et la réussite qui les ont ensuite récompensées.
Après la visite du campus et de son farmlab, le groupe se rend sur le site de la Frasem à Villemaury (Eure-et-Loir). L'entreprise familiale, spécialisée depuis 35 ans dans la production de semences potagères, est dirigée par Frédéric Peters et son fils Mathieu. C'est ce dernier qui en explique les tenants et aboutissants avant la visite de l'usine. Il souligne que la production est confiée via des contrats à quelque 200 agriculteurs et que la plupart de ses clients sont étrangers. Le site emploie 25 personnes et génère un chiffre d'affaires d'environ 10 millions d'euros.
Multiplicateur passionné
La visite suivante va permettre justement de rencontrer un exploitant multiplicateur de semences, installé à quelques encablures, Thierry Dhennin. Dans la cour de son exploitation de Baigneaux (Eure-et-Loir) , il a aligné l'essentiel du matériel particulier qu'il utilise pour ses productions. Des outils qu'il doit le plus souvent adapter lui-même. Mais avant tout, même si c'est complexe, s'il lui faut pouvoir compter sur une main-d’œuvre souple, si la réglementation est contraignante, « il y a une passion à faire des graines », sourit-il.
La chaleur est accablante, aussi la pause déjeuner au campus de Nermont permet-elle de reposer les organismes. Elle est suivie par la visite des ateliers 4.0 de l'établissement, conduite par son directeur Xavier Marin. Parmi les membres du comice, d'anciens élèves de Nermont ne peuvent que constater le pas en avant réalisé avec ce bâtiment, moderne, bien équipé et confortable.
Distinction
Pour clore ces visites pré-comice, tout le monde se retrouve dans le vaste (et frais) bâtiment de stockage qu'a monté le long de la « route de la patate », à Ménainville (Eure-et-Loir), Romain Cuillerdier. « Nous faisions un peu de pommes de terre et d'oignons avec mon père et j'ai décidé de m'y investir plus. En m'associant avec un voisin, nous avons pu investir dans ce bâtiment en 2017. Nous travaillons ensemble, nous avons embauché un salarié et je n'ai aucun regret », assure-t-il avant de partager un dernier verre de l'amitié.
L'établissement et son incubateur de start-up, l'entreprise semencière et les deux exploitants se verront remettre une distinction lors du comice.