Le congrès FNSEA 2026 en direct
Le 80e congrès de la FNSEA se déroule en Normandie ces mardi 31 mars, mercredi 1er et jeudi 2 avril à Caen (Calvados). Suivez les temps forts.
Le 80e congrès de la FNSEA se déroule en Normandie ces mardi 31 mars, mercredi 1er et jeudi 2 avril à Caen (Calvados). Suivez les temps forts.
• Mardi 31 mars, 14 heures : ouverture du congrès
La FNSEA a ouvert son congrès annuel à Caen (Calvados) cet après-midi. Rapport financier et budget, rapport d’activité, questions avec la salle... Les travaux, à huis clos, font l’objet de nombreux échanges.
Demain, mercredi 1er avril, une majeure partie de la journée se déroulera aussi à huis clos avec l’intervention des présidents de région, le sujet de la transformation du réseau, ainsi que le rapport d’orientation qui définira la vision de la FNSEA et ses propositions en vue de l’élection présidentielle de 2027.
La partie publique débutera en fin de journée et se poursuivra jeudi, en présence notamment de la ministre de l’Agriculture.
À noter qu’à l’occasion de ce congrès électif, la FNSEA fête ses 80 ans.
• Mardi 31 mars, 18 heures :
Lors du temps d’échanges avec la salle, plusieurs responsables syndicaux d’Île-de-France et du Centre Val-de-Loire ont pris la parole : Samuel Vandaele (président FRSEA Île-de-France) sur les sujets de communication, Elodie Vandierendonck (Seine-et-Marne) sur la compensation collective, Jean-Michel Buttner (Seine-et-Marne) sur la filière équine, Cyrille Milard (Seine-et-Marne) sur la compétitivité et la flambée du GNR, David Faucheux (Eure-et-Loir) sur les propriétaires et bailleurs et Olivier Hardouin (Loir-et-Cher) sur la hausse du GNR.
• Mercredi 1er avril, 9 heures :
Le congrès FNSEA reprend, toujours à huis clos, avec l’intervention des régions.
Pour le Centre Val-de-Loire, le président Nicolas Sterlin évoque une agriculture qui voit rouge et des trésoreries exsangues alors que la crise s’installe dans la durée. « Nous allons de mauvaise nouvelle en mauvaise nouvelle. Il faut un changement de logiciel urgent. La France et l’Europe sont les champions de la contradiction. Il faut toujours produire moins cher avec plus de contraintes ». Et le président d'ôter sa chemise dévoilant un tee-shirt affichant le message « Agriculteurs sans revenus ».
Nicolas Sterlin a ensuite abordé le sujet de l’eau, appelant la FNSEA à prendre la pleine mesure de cet enjeu : « Il est temps de sécuriser les moyens d’accès à l’eau, variable incontournable de notre adaptation au changement climatique », puis les zones intermédiaires qui concernent 2/3 de la SAU régionale. « Des zones qui ne donnent accès à aucune indemnité et qui ne disposent pas de potentiel agronomique viable. Si on ne fait rien, elles deviendront des zones sans agriculture et sans agriculteur » prévient le président qui a demandé l’accompagnement des exploitations vers des modèles viables et durables et appelé « à la solidarité pour penser autrement la répartition des aides et permettre le maintien de l’agriculture dans la région Centre Val-de-Loire ».
• Mercredi 1er avril, 10 heures :
Samuel Vandaele, pour la région Île-de-France, prend la parole à son tour, avec un discours résolument tourné vers l’avenir. « Il faut plus que jamais regarder devant. Nous avons une agriculture qui s’adapte, innove, produit avec une forte capacité de rebond ». À ce titre, la FRSEA Île-de-France a contribué activement à l’élaboration du rapport d’orientation de la FNSEA en vue des prochaines élections présidentielles avec plusieurs propositions. La perspective d’une réforme constitutionnelle d’abord, qui permettrait de « mieux reconnaître et sécuriser l’acte de produire. Ce serait un signal fort, attendu et indispensable ». Le principe d’innovation ensuite, « qui permettra de s’appuyer sur la science et la technologie pour garantir notre capacité à évoluer sans être freinés ». Et enfin, la question du prix d’équilibre car « il n’y a pas d’avenir sans revenus ». Toutes ces propositions sont « des leviers pour garantir des revenus, sécuriser les trésoreries, renforcer notre compétitivité et redonner de la visibilité ». Le président de la FRSEA Île-de-France a également évoqué la transformation du réseau dont les travaux sont en cours : « La FNSEA doit continuer d’évoluer, de se moderniser et de se rapprocher de la société pour rester utiles, audibles et influents ».
Samuel Vandaele a enfin évoqué l’association de consommateurs Ici la terre, travail collectif mené à l’échelle du Grand Bassin parisien qui permet notamment de porter des recours, de saisir l'État sur des lois et de diligenter des enquêtes. « Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, ce n’est pas seulement de tenir, c’est de construire un avenir qui permette aux jeunes de s’installer et aux agriculteurs de continuer à croire en leur métier avec lucidité et confiance ».
• Mercredi 1er avril, 12 heures :
Après présentation et débats sur les amendements, le congrès a adopté le rapport d’orientation, destiné à définir la vision de la FNSEA et ses propositions en vue de l’élection présidentielle de 2027. À l’issue de cette séquence, Arnaud Rousseau a réaffirmé sa détermination à porter et défendre ce document dans les mois à venir. « Ce rapport n’est pas une fin en soi, il est l’expression d’une colère. Dans certains de nos territoires, la situation est intenable, et ce rapport est un outil dont nous avons besoin montrer que derrière cette colère, il y a une volonté de proposer et de construire ». Le président de la FNSEA annonce qu’il compte inscrire l’agriculture au premier rang des sujets de préoccupations des candidats à la présidentielle : « Nous portons une stratégie dans laquelle le sujet de l'agriculture ne sera pas enfoui parmi tant d’autres sujets. Il nous faut faire en sorte que le sujet agricole trouve un écho comme il n’en a jamais eu car nous ne pouvons plus attendre. Nous avons besoin que les choses changent et que cela se voit. Quand c’est difficile, ce qui compte c’est la capacité à construire ensemble ».