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Le Crédit agricole Val-de-France s’adapte aux mutations technologiques

Le 5 avril, grâce à l’intervention de l’économiste Daniel Cohen, le Crédit agricole Val-de-France a réfléchi à la relation entre croissance économique et révolution numérique.

Le 5 avril, à Blois. L’économiste Daniel Cohen (à g.) a tenu une conférence sur la relation entre croissance économique et révolution numérique lors de la soirée d’information du Crédit agricole Val-de-France.
Le 5 avril, à Blois. L’économiste Daniel Cohen (à g.) a tenu une conférence sur la relation entre croissance économique et révolution numérique lors de la soirée d’information du Crédit agricole Val-de-France.

La révolution numérique est au cœur des préoccupations actuelles puisqu’elle bouleverse en profondeur notre économie : en 2020, près de 50 % des paiements se feront sur le téléphone mobile, aujourd’hui 86 % des 18-24 ans ont un smartphone… Lors de sa traditionnelle soirée d’information, le 5 avril à Blois, le Crédit agricole Val-de-France s’est emparé de cette question : « croissance économique et révolution numérique : amies ou ennemies ? »

« Il s’agit pour nous de voir la façon dont cette transformation numérique touche l’entreprise et ainsi réfléchir à l’accompagnement de nos clients », explique Laurence Lebrun-Renoult, directrice générale du Crédit agricole Val-de-France.

Dans tous les cas, la banque agricole souhaite préserver la proximité avec ses clients : 97 nouveaux collaborateurs en 2015, soit au total 1 260 collaborateurs dont 70 % en contact avec la clientèle.

« Plus que les fonds propres, le vrai trésor d’une entreprise, c’est sa ressource humaine. Nous pensons que le digital est un outil. Notre pari est de permettre à nos clients de changer de canal à tout moment tout en gardant le conseiller », souligne le président Dominique Lefèbvre.

En deuxième partie de soirée, l’économiste Daniel Cohen a présenté son analyse sur cette relation entre croissance économique et révolution numérique. « Cette question divise les économistes. D’un côté, il y a les croyants qui avancent que les nouvelles technologies vont accroître la croissance et de l’autre, les non croyants pour qui la croissance économique n’évolue plus. »

Les arguments des premiers se basent sur la loi de Moore (la croissance augmente régulièrement) et sur les potentialités exponentielles des nouvelles technologies : « En 2050, on pourrait avoir, dans une clef USB, toutes les informations contenues dans un cerveau humain. » Pour certains économistes, le XXIe siècle serait celui du transhumanisme, soit la fusion biologique et numérique : « Le ministère de la Défense américain est l’un des plus grands investisseurs dans ce domaine. »

Or, pour les économistes « non-croyants », c’est un fait : la croissance n’est plus là (0,4 % par an en moyenne en France et 0,8 % par an au Japon) et l’innovation, au lieu d’aider l’humain, vient le remplacer. « Lors de la révolution du XXe siècle, le progrès technique rendait le travail humain plus productif. C’est l’image de Charlie Chaplin dans “Les temps modernes”. Aujourd’hui, avec cette nouvelle révolution, on estime que 50 % des emplois sont menacés d’être numérisés. »

Pour faire face à cette situation, l’humain doit faire preuve de créativité, selon Daniel Cohen : « Nous sommes dans un moment presque inédit de l’Histoire humaine. Le progrès technique avance sans nous alors qu’il devrait nous servir. L’enjeu est de faire valoir son capital humain. » 

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