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Le désastre de la moisson se confirme

La moisson s’achève un peu partout en Val-d’Oise, Yvelines et Essonne et le bilan est dramatique. Il s’agit de la pire récolte depuis plusieurs dizaines d’années.

Avec des rendements moyens en blé qui plafonnent à une cinquantaine de quintaux/hectare, la moisson 2016 est l’une des pires que l’agriculture francilienne ait jamais connu.

En Ile-de-France, la moisson touche à sa fin et le bilan se dessine progressivement : les chiffres sont catastrophiques et les conséquences dramatiques.

Sur le territoire de la coopérative Ile-de-France sud, 95 % des parcelles ont été récoltées. « Nous terminons avec un rendement moyen en blé tendre inférieur à nos prévisions », déplore le directeur, Hervé Courte : « Nous sommes à 47 q/ha avec des disparités allant de 30 à 70 q/ha. Il semble que cette année, les semis tardifs - aux alentours du 25 octobre - donnent de meilleurs résultats car ils ont permis de limiter les problèmes de jaunisse et d’améliorer la phase de remplissage ».

S’agissant de la qualité, le poids spécifique (PS) est globalement supérieur à 72 et le taux de protéines moyen de 13,4.

« De ce point de vue, nous sommes un peu rassurés car, grâce à un important travail du grain, nous pourrons honorer l’ensemble de nos contrats. »

Plus au nord du territoire, le directeur de la coopérative Sevépi, Jean-Baptise Hue dresse un bilan légèrement meilleur : « En Ile-de-Fance, le rendement moyen atteint les 58 q/ha avec des PS à 74 et des taux de protéines allant de 10,5 à 16,9. »

S’agissant du blé dur, là, la situation est bien pire avec des rendements plafonnant à une vingtaine de quintaux à l’hectare. « On ne sait même pas quoi en faire », concède Hervé Courte. 

Sur l’ensemble du territoire, le colza affiche des rendements moyens à 32 q/ha avec une teneur en huile inférieure de deux points à celle de l’an passé.

Quant aux orges de printemps, les résultats sont jugés « hétérogènes et médiocres » même si la récolte n’est pas encore achevée totalement.

Outre la catastrophe économique pour les exploitations agricoles, ces mauvais résultats ont d’ores et déjà un impact important sur toute la filière agricole et notamment sur les coopératives qui estiment à presque 50 % la réduction du volume de collecte.

Les emplois saisonniers ou en intérim ont été réduits au strict minimum et les prestations de transporteurs extérieurs purement et simplement résiliées.  

Dans ce contexte de moisson désastreuse,  la chambre d’Agriculture se joint aux organisations professionnelles du territoire pour mettre à disposition une ligne d’écoute au 01.39.23.42.01 et un mail : ecoute@ile-de-france.chambagri.fr.

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