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Le directeur des Territoires prend la mesure des dégâts avant moisson

Le directeur des Territoires d’Eure-et-Loir, Sylvain Reverchon, a été invité le 12 juillet à venir constater l’ampleur des dégâts avant la moisson, sur les parcelles de Jean-Michel Gouache à Allaines-Mervilliers.

Le 12 juillet, à Allaines-Mervilliers (Eure-et-Loir). Le directeur des Territoires, Sylvain Reverchon (au c.), constate, sur une parcelle de Jean-Michel Gouache (à d.), l’impact des conditions météo sur la prochaine récolte.
Le 12 juillet, à Allaines-Mervilliers (Eure-et-Loir). Le directeur des Territoires, Sylvain Reverchon (au c.), constate, sur une parcelle de Jean-Michel Gouache (à d.), l’impact des conditions météo sur la prochaine récolte.

Du jamais vu de mémoire d’agriculteur eurélien. Si, de loin, le blé qui finit de mûrir sous le ciel de juillet paraît normal, il suffit de s’approcher un peu, de saisir un épi bien doré, puis de le frotter légèrement entre ses mains pour constater que celui-ci est soit quasiment vide pour les blés de force par exemple, soit à moitié plein pour les blés tendres...

C’est pour dresser ce constat que le directeur des Territoires d’Eure-et-Loir, Sylvain Reverchon, est invité à Allaines-Mervilliers le 12 juillet, sur les parcelles du président de la FDSEA, Jean-Michel Gouache (notre vidéo ci-dessous).

Juste avant ce petit tour de plaine, l’équipe de la chambre d’Agriculture d’Eure-et-Loir fournit les explications à ce phénomène.

De fait, une succession d’anomalies climatiques est à l’origine des problèmes qui apparaissent très clairement aujourd’hui. Tout commence plutôt bien, les implantations se déroulent sans problème.

C’est début mai que les éléments se mettent en place pour gâcher tout ça. Il fait gris, il pleut. Le blé est alors en pleine floraison — « et a manqué d’énergie pour gonfler les grains. Il faut vingt-cinq jours de beau après épiaison pour que ça aille bien », pointe l’agronome, Patricia Huet.

En céréales, comme en colza d’ailleurs, les grains sont donc peu nombreux et petits, ce qui entraîne en sus des difficultés de réglage des machines pour éviter les pertes au champs. Pertes qui engendrent des repousses : « Sur certains secteurs, la récolte de cette année va compromettre la prochaine », note Jean-Michel Gouache.

Au final, des rendements catastrophiques qui auront un fort impact sur le chiffre d’affaires. « Les pertes*, entre volume et prix, s’annoncent sans précédent et les soutiens que l’on peut espérer risquent d’être loin du compte », résume Éric Thirouin qui, ayant remis sa casquette de la FRSEA, a déjà discuté avec le président de la région, François Bonneau, sur les modalités du soutien qu’elle pourrait accorder.

Au directeur des Territoires, la demande est plus précise : « avoir la possibilité de détruire les Cipan avec des phyto en dérogation de la directive nitrates. Il faut que l’agriculteur puisse s’adapter à ce qui se passe, en fonction des parcelles, sans se heurter à la réglementation. » À l’issue de cette rencontre, Sylvain Reverchon promet de faire remonter tout ce dont il vient de prendre conscience.

*Pour les orges d’hiver, le pôle conseil agronomie de la chambre estime la perte de rendement entre 35 et 40 %, avec un PS très faible, environ 50 % d’orgette et une teneur en protéine élevée. En blé dur, la baisse est évaluée entre 55 et 70 %. Le potentiel du blé tendre s’amenuise depuis mai, le PS sera faible, la baisse est estimée entre 35 et 55 %. En colza, le potentiel de rendement est affecté mais encore difficilement chiffrable. Et les prix sont en baisse depuis juillet 2015.

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