Halloween đ Le frisson de la peur
Chaque annĂ©e, le 31 octobre, lâespace dâune nuit, des millions de personnes prennent plaisir Ă se faire peur, Ă travers des dĂ©guisements, des dĂ©corations de citrouilles grimaçantes et autres dĂ©cors ensanglantĂ©s⊠C'est Halloweenâ!
Chaque annĂ©e, le 31 octobre, lâespace dâune nuit, des millions de personnes prennent plaisir Ă se faire peur, Ă travers des dĂ©guisements, des dĂ©corations de citrouilles grimaçantes et autres dĂ©cors ensanglantĂ©s⊠C'est Halloweenâ!
Chaque annĂ©e le 31 octobre, câest un grand classique. Ă lâoccasion dâHalloween, faire peur ou se faire peur, le temps dâune soirĂ©e, est devenu une vraie coutume. Plusieurs Ă©coles existent : il y a ceux qui grossissent les traits, rendant quelque chose dâeffrayant presque humoristique, avec une dose de mignonnerie ; et il y a ceux qui recherchent un vrai frisson, en regardant des films dâhorreur ou en se racontant des histoires macabres.
Une fĂȘte celte Ă lâorigine
Halloween trouve son origine dans la fĂȘte celte de Samhain (ou Samain en vieil irlandais), cĂ©lĂ©brĂ©e il y a plus de 2 500 ans en Irlande, en Grande-Bretagne et dans une partie de la Gaule. Elle est Ă l'origine des traditions modernes du 31 octobre. Cette fĂȘte, pratiquĂ©e par les Celtes de Gaule et des Ăźles Britanniques, cĂ©lĂ©brait Ă la fois la nouvelle annĂ©e et le retour des esprits des dĂ©funts. Festin abondant, partage de lâhydromel, sacrifices rituels et entretien du feu nouveau par les druides rythmaient cette semaine de festivitĂ©s.
Cette fĂȘte s'est installĂ©e sur le continent amĂ©ricain au XIXe siĂšcle, Ă la suite de la migration des Irlandais vers les Ătats-Unis, en 1846-1848 Ă cause de la famine liĂ©e Ă la maladie de la pomme de terre. Ces derniĂšres amenĂšrent avec eux contes et lĂ©gendes, dont Halloween. Câest dâailleurs aux Ătats-Unis quâest nĂ©e la tradition des citrouilles dâHalloween, Ă travers la lĂ©gende de Jack OâLantern, un ivrogne qui osa dĂ©fier le diable en lui jouant des farces et qui fut chassĂ© du paradis le 31 octobre, veille de sa mort. Il sera condamnĂ© Ă errer Ă©ternellement avec une lanterne. Celle-ci comprenait un navet quâil Ă©tait en train de manger et une bougie quâil avait mise Ă lâintĂ©rieur pour Ă©viter que le vent ne lâĂ©teigne. Si, Ă l'origine, les lanternes Ă©taient donc sculptĂ©es dans des navets, les immigrants irlandais installĂ©s aux Ătats-Unis ont remplacĂ© le navet par la citrouille, plus abondante et plus facile Ă creuser.
Démocratisation
Lâesprit religieux dâune fĂȘte rituelle celtique dâantan a laissĂ© place Ă une fĂȘte populaire et culturelle au fil du temps. Mais certaines traditions sont toutefois restĂ©es, Ă lâimage des bonbons offerts, reflet des offrandes de nourriture faites lors de la fĂȘte celtique de Samhain pour apaiser les esprits. Une chasse aux bonbons qui sâest dĂ©mocratisĂ©e de lâautre cĂŽtĂ© de lâAtlantique, aux XIXe et XXe siĂšcles.
Depuis, Halloween a envahi les rues, les maisons et les imaginaires. Ce samedi soir, une nouvelle fois, les visages se couvriront de sang factice, les enfants se dĂ©guiseront en crĂ©atures malĂ©fiques et les adultes se raconteront des histoires oĂč les morts refusent de rester dans leurs tombesâŠ