Aller au contenu principal

Technique
Le génotypage, outil de performance des élevages

Spécialisée dans la reproduction de bovins, la coopérative Évolution pratique le génotypage. Elle a organisé une présentation à Sargé-sur-Braye le 18 février dernier (Loir-et-Cher). 

Le 18 février dernier, les équipes d’Évolution se sont rendues au Gaec Terre-Lait, à Sargé-sur-Braye, afin de présenter le génotypage.

Coopérative spécialisée dans la reproduction de bovins, ­Évolution produit des semences dans deux parcs à taureaux situés en Ille-et-Vilaine et en Loire-Atlantique. En vaches laitières, l’entité sélectionne les races prim’holstein, normande, pie-rouge et jersiaise.

En allaitantes, un schéma existe pour la charolaise et la parthenaise. Une fois produite, la semence est envoyée dans les agences et mise en place dans les élevages.

Lorsque l’éleveur repère une vache en chaleur, il appelle la coopérative. Pour les chaleurs matinales, l’insémination a lieu l’après-midi. Pour celles de l’après-midi, l’intervention a lieu le lendemain matin. Le dépôt de semence s’effectue avec un pistolet.

Mathieu Rivière, responsable produit, déclare : « Le génotypage existe depuis une vingtaine d’années. Cette technologie consiste à analyser le potentiel génétique d’un animal par lecture de son génome. Jusqu’en 2012, elle était uniquement utilisée pour sélectionner les taureaux. Depuis, le génotypage est ouvert aux éleveurs afin qu’ils connaissent le potentiel génétique de leurs femelles. Cela facilite la hiérarchisation des animaux dans la stratégie de renouvellement ».

En d’autres termes, les meilleures femelles sont ciblées et reçoivent des semences sexées. Quant aux vaches offrant un moindre potentiel, elles font l’objet d’un croisement viande ou d’une pose d’embryon.

Evolution
Le 18 février dernier, à Sargé-sur-Braye, un technicien d’Évolution, à droite, procède au génotypage d’une génisse du Gaec Terre-Lait, sous les yeux de l’éleveur, Rémi Deschambres.

Depuis 2012, Évolution a réalisé 440 000 génotypages, dont 100 000 l’année précédente. Mathieu Rivière commente : « De plus en plus d’éleveurs sont convaincus. 20 % des génisses sont génotypées. L’objectif à long terme est que 100 % des femelles le soient ».

Cinquante caractéristiques génétiques sont calculées : potentiel laitier (quantité produite, taux butyreux, taux de protéines), morphologie, etc. Dans le futur, l’opérateur développera de nouveaux éléments : efficacité alimentaire, résistance à diverses maladies, etc.

Pour récupérer l’ADN, du cartilage est prélevé sur l’oreille. L’échantillon est envoyé à Labogena, à Jouy-en-Josas (Yvelines). Le laboratoire extrait l’ADN et procède à sa lecture grâce à une puce électronique.

L’information est envoyée à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Celui-ci définit les index et transmet les informations à Évolution. Puis la coopérative distribue les résultats dans le bon élevage.

En chiffres

Coopérative implantée à Noyal-sur-Vilaine (Ille-et-Vilaine), Évolution compte 80 agences dans l’ouest et le centre de la France. L’entité emploie 1 200 personnes, dont 700 inséminateurs. 60 techniciens ont été embauchés en 2020 et autant le seront cette année.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Des mesures de restrictions de l’usage de l’eau entrent en vigueur le 15 juillet
En pleine vague de chaleur, la préfecture d'Eure-et-Loir a décidé ce mercredi de restreindre l’usage de l’eau. Des mesures…
En attente de la fin des travaux, Nicolas Baptiste prépare déjà certaines ­productions.
Une ferme aquaponique s’installe dans le Loiret
Installé à Châtillon-Coligny depuis le 1er novembre dernier, Nicolas Baptiste lance sa propre ferme d’aquaponie baptisée Ferme…
Début juillet à Saint-Martin-en-Bière (Seine-et-Marne).
Moisson : la belle surprise du colza tandis que les protéines décrochent dans les blés
En Île-de-France, la moisson s'est enclenchée précocement, dès le 15-20 juin dans certains secteurs. Grâce à des conditions…
Eau : le préfet annonce de nouvelles mesures de restriction
Le préfet d'Eure-et-Loir, Françoise Souliman, a organisé une rencontre avec la presse le 13 juillet, puis le 20 juillet, à…
Le 21 juillet, à Saint-Germain-le-Gaillard. Pas de pluie, pas de pression. Une quinzaine de jours de travail auront permis de venir à bout de la moisson en Eure-et-Loir cette année.
Une récolte finalement meilleure que prévue en Eure-et-Loir
En dépit d'une certaine hétérogénéité, globalement qualité et rendements sont au rendez-vous de la récolte cette année en Eure-et…
La moisson est terminée dans le département et des tendances se dessinent, sans résultats définitifs pour l'instant.
Les tendances de la moisson en Loir-et-Cher
Les chiffres des rendements concernant les céréales sont chaque année grandement attendus. Frédéric Cadoux, conseiller grandes…
Publicité