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Le groupe Scael décortique la révolution numérique agricole à Chartres

La révolution numérique en agriculture est le thème d’un Club agro du groupe coopératif Scael qui se déroulait le 25 février sous le dôme de la chambre de Commerce et d’Industrie à Chartres.

Le 25 février, à Chartres. La Scael a consacré son Club agro à la révolution numérique en agriculture qui s’est achevé par une table ronde avec des spécialistes de la question.
Le 25 février, à Chartres. La Scael a consacré son Club agro à la révolution numérique en agriculture qui s’est achevé par une table ronde avec des spécialistes de la question.

Le groupe coopératif Scael ne veut pas manquer la vague du numérique qui déferle sur l’agriculture et entend bien surfer dessus. Pour preuve, le rendez-vous que son pôle agronomique donne à ses adhérents le 25 février, sous le dôme de la chambre de Commerce et d’Industrie à Chartres, pour un Club agro qui lui est entièrement consacré.

Une poignée de spécialistes — partenaires de la Scael — intervient à tour de rôle devant les nombreux agriculteurs présents pour décortiquer le phénomène.

« Les données sont le pétrole du vingt et unième siècle », lance d’entrée le directeur marketing produits et innovation de la société Smag*, Anthony Clenet, qui relève : « C’est un changement total de paradigme, on passe de l’agriculture raisonnée à l’agriculture mesurée ». Ces données qui se multiplient de façon exponentielle constituent le fameux « big data ».

Si avant, une vingtaine d’hectares livrait une centaine de données, demain, ce sera un million : « Si on ne se structure pas, la valeur ira vers d’autres acteurs. La coopération a son rôle à jouer, l’agriculteur doit rester au centre de la partie en matière de maîtrise de la donnée. »

Le secteur agricole est donc en pleine mutation. Par le biais d’Internet, des applications, du machinisme, des capteurs de toutes sortes, les données affluent. Il faut s’assurer de leur véracité, les préparer, les traiter et « trouver des modèles pour créer de la valeur. C’est l’ambition de Smag et de ses actionnaires (comme InVivo, ndlr) », explique Anthony Clenet.

A terme, pour l’agriculteur : un meilleur pilotage, des gains de temps, une meilleure anticipation, plus de sérénité et de sécurité.

« Mais il faut avancer dans la définition d’un cadre légal et juridique », estime le spécialiste. « Les machines sont prêtes à communiquer », pointe le responsable nord de Tecnoma, Sébastien Bouquemont.

Ou à utiliser des données comme celles produites par Farmstar : « Nous essayons de nous rapprocher des constructeurs », souligne Yves Vercraene, de chez Airbus qui, avec Arvalis, est à l’origine de Farmstar, « nous travaillons dans le but de faciliter l’accès à la modulation pour les agriculteurs. »

Avec en ligne de mire pour la société : l’automatisation — impérative — du traitement des images et du conseil sur de nouvelles cultures, le désherbage ou les fongicides.

Le directeur de la société Défisol, Benoît Dreux, intervient ensuite pour démontrer tout ce que peut apporter la mise en œuvre de la modulation intra-parcellaire.

Pour accompagner cette révolution, le groupe coopératif Scael a constitué une équipe placée sous la houlette de Florent Babin : « Nous sommes convaincus que l’ensemble de ces services sera source non négligeable de performance pour vos exploitations et pourra vous donner accès à des marchés à plus haute valeur ajoutée », assure-t-il.

*fondée en 2015, Smag fédère les deux éditeurs historiques Maferme et Neotic, spécialistes de l’informatique agricole depuis 2000.

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