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Le ministre de l’Agriculture promeut « l’aventure du vivant »

Julien Denormandie, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, a fait sa rentrée scolaire au lycée du Chesnoy, mercredi 2 septembre à Amilly (Loiret).

À l’occasion de la rentrée scolaire, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, a visité le lycée ­agricole du Chesnoy.

En cette rentrée scolaire, le ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Julien Denormandie, était présent au lycée agricole du Chesnoy, à Amilly, mercredi 2 septembre.

Lui qui a fait le choix de l'enseignement agricole il y a une vingtaine d’années s’est montré particulièrement convaincu et investi pour soutenir la formation agricole et plus largement l’agriculture française.

« Je suis ministre de l'Agriculture mais je suis avant tout ingénieur agronome, a-t-il rappelé. Ces métiers du vivant, c'est certainement l'un des enseignements les plus beaux, les plus innovants et tournés vers ce que nous, humains, avons de plus précieux : la nature, nos territoires, ce qui nous entoure ».

Aux côtés des élèves, du corps enseignant de l'établissement, des élus et des représentants de la profession agricole, le ministre a rappelé que « la filière agricole est souvent une filière dont beaucoup parlent, notamment dans le débat public ou sur les chaînes d'information, de manière négative ».

Avant d’ajouter : « Oui, il y a des défis. Des défis de rémunération, des défis dans les transitions. Mais face à ces défis, on a aujourd'hui un enseignement agricole, une profession agricole qui est incroyablement mobilisée, dynamique et innovante, avec des opportunités qui sont considérables ».

Julien Denormandie a expliqué sa vision du slogan de l'enseignement agricole « l'aventure du vivant » : « C'est la manière dont on prépare la France face aux transitions, comment on prépare une société qui est respectueuse de l'environnement tout en ayant la capacité de nourrir de manière qualitative l'ensemble des Français. Tous ces défis-là, moi, je ne parle pas de manière négative, j'en parle de manière positive. Tous ces défis-là, on est capable de les relever et on est même en train de les relever ».

À une question au sujet de la transition agroécologique, il s’est montré solidaire des hommes de terrain : « Les agriculteurs, les paysans, les ingénieurs agronomes, les hommes de la terre, sûrement avant ceux qui aujourd'hui se déclarent écologistes l'étaient déjà. Quand vous êtes paysan, quand vous êtes agriculteur, quand vous êtes comme moi ingénieur agronome, votre métier est de travailler avec la nature. Les effets du changement climatique, on les perçoit tous les jours. La nécessité de s'adapter, on la mesure tous les jours et parfois depuis très longtemps ».

Il a ensuite complété ses propos devant la presse en rappelant : « La transition agroécologique on va la faire avec force, mais jamais en tombant dans un discours simpliste. Blanc ou noir, bien ou pas, faire ou ne pas faire. On est engagé. »

Il poursuit : « On va le faire, mais on va le faire en prenant en compte la réalité à laquelle on est confronté, comme aujourd'hui sur le dossier de la betterave. On veut ces transitions-là. On a une impasse technique. Moi, je ne mettrai pas à mal, parce que je tiens à la souveraineté alimentaire française, toute une filière. Je vais accélérer la recherche et développement. Je vais accompagner les agriculteurs, mais je serai là pour protéger cette indépendance et cette souveraineté alimentaire française ».

Enfin, il aussi abordé le sujet sensible du bien-être animal en montrant l’engagement de l’État pour améliorer la situation, notamment celle des abattoirs : « La réalité c'est qu'aujourd'hui les abattoirs, à part quelques uns, sont des lieux où la rentabilité est très, très faible et donc est-ce qu'une société peut véritablement fonctionner en n'ayant que des injonctions et sans prendre en compte la possibilité de financement de l'investissement de celui qui reçoit cette injonction ? Évidemment, non ».

Dans le cadre du Plan de relance, il a assuré « investir massivement pour accompagner celles et ceux qui aujourd'hui gèrent ces abattoirs ou travaillent dans les abattoirs. C'est un problème de bon sens. Et le bon sens c'est d'accompagner les transformations… Et je crois que c'est ça qui doit aussi animer nos politiques publiques ».

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