Incendies
Le monde agricole prête main-forte aux sapeurs-pompiers
Des feux ont touché le Loir-et-Cher mardi 7 juillet, détruisant plus de 400 hectares de forêts et de parcelles agricoles. Face à ces incendies inédits, un important élan de solidarité s'est mis en place, notamment de la part du monde agricole, venu en soutien des sapeurs-pompiers.
Des feux ont touché le Loir-et-Cher mardi 7 juillet, détruisant plus de 400 hectares de forêts et de parcelles agricoles. Face à ces incendies inédits, un important élan de solidarité s'est mis en place, notamment de la part du monde agricole, venu en soutien des sapeurs-pompiers.
Les moyens déployés pour endiguer les incendies qui ont touché le sud du Loir-et-Cher, notamment à Châtillon-sur-Cher, Chémery et Fresnes, mardi 7 juillet, étaient inédits. Plus de 130 largages de Condor (hélicoptère bombardier d'eau) ont été réalisés, ainsi qu'un largage par un Dash. « Des moyens comme ceux-ci déployés en Loir-et-Cher pour lutter contre ces incendies constituent un épisode inédit », a rappelé le colonel Mohammed Kharraz, directeur départemental du Service départemental d'incendie et de secours de Loir-et-Cher (Sdis 41).
Un soutien essentiel du monde agricole
Survenus dans l'après-midi, les feux ont rapidement ravagé la végétation sur leur passage, obligeant les autorités à réagir sans délai et à installer une cellule de crise sur une exploitation viticole à Châtillon-sur-Cher. Différents représentants d'organismes y étaient réunis, ainsi que, pour la première fois, un représentant de la chambre d'Agriculture départementale. « Nous avons pris la décision d'intégrer la chambre d'Agriculture au sein de cette cellule de crise, avec un représentant présent sur place. Le monde agricole a été acteur du début à la fin », a souligné Joseph Zimet, préfet de Loir-et-Cher.
Alors que plus de 350 sapeurs-pompiers, dont 200 venus de Loir-et-Cher et d'autres renforts provenant de plusieurs départements, jusqu'en Bretagne, ont été mobilisés pour lutter contre les feux, ils ont pu compter sur une aide précieuse des habitants. Ces derniers n'ont pas hésité à broyer la végétation aux abords de leurs habitations afin de limiter la propagation des flammes, tout comme les agriculteurs du secteur. « Les agriculteurs du secteur ont été d'une aide précieuse. Ils ont spontanément effectué du déchaumage avec différents engins agricoles entre les forêts et les parcelles cultivées, limitant ainsi la propagation des incendies et facilitant les interventions des pompiers », a assuré le colonel Mohammed Kharraz. Le préfet de Loir-et-Cher a lui aussi salué cette solidarité : « Nous avons bénéficié du soutien de tous, et notamment du monde agricole, qu'il est essentiel de souligner ».
Respecter les obligations légales de débroussaillement
Alors que les feux étaient déjà maîtrisés lors de la conférence de presse organisée mercredi 8 juillet, le représentant de l'État a tenu à alerter : « Nous y sommes. Les risques d'incendie ne sont plus simplement des diaporamas en réunion, mais une véritable réalité. Cette crise nous projette dans ce qui nous attend demain ». Il a rappelé la nécessité pour les propriétaires forestiers de respecter leurs Obligations légales de débroussaillement (OLD). « C'est une aide concrète et directe pour les sapeurs-pompiers. Il est fondamental que ces OLD soient réalisées », a affirmé Joseph Zimet.
Ces incendies ne remettent toutefois pas en cause les recommandations déjà en vigueur concernant les moissons. « Pour les moissons, nous restons sur ce qui est déjà établi. Elles sont sur le point de se terminer et il n'y a pas de raison de prendre un arrêté actuellement pour les interdire », a assuré le préfet le 8 juillet.
Ces feux marqueront durablement le département. Ils ont détruit plusieurs centaines d'hectares de forêts et de parcelles agricoles, notamment des vignes.
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