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Le numérique part dans les champs

À Châteaudun, le festival "Futur en Beauce" recense les solutions que le numérique apporte à l’agriculteur et invente celles de demain.

Un poulailler connecté, un robot dans les choux, des capteurs de vibrations des tracteurs, une technique révolutionnaire pour détecter plus tôt les mammites, et beaucoup d’autres choses encore : la révolution numérique se concrétise en agriculture.

La deuxième édition du festival Futur en Beauce, dédié à l’innovation numérique en agriculture, s’est déroulé le week-end dernier sur le campus Les Champs du possible à Châteaudun.

D’un côté, on pouvait y voir, à l’extérieur des bâtiments, des solutions numériques ou robotisées qui peuvent déjà aller dans les champs ; de l’autre côté, dans les salles du Village by CA et du lycée agricole de Nermont, des porteurs de projets travaillaient déjà à la prochaine génération de l’innovation agricole.

En plein air, plusieurs thématiques se dessinaient au travers des produits présentés par les exposants, jeunes sociétés pour la plupart.

Des solutions essayent de mettre en relation les agriculteurs et les consommateurs : Okadran (vente de viande en direct), OpenFood (vente directe de produits agricoles), Monpotager.com (maraîchage à distance par le consommateur), le Jardin de Félicie (adoption de poules de réforme) pour n’en citer que quelques unes.

Les objets connectés représentent désormais une grande tendance dans l’équipement des exploitants : Sencrop ou Wezr (stations météo mobiles), AgroTis (météo virtuelle). Parfois, on élargit carrément à la robotique dans les champs avec Naïo technologie, qui fait la démonstration d’un robot de binage des cultures légumières au rythme d’un hectare par jour.

D’autres entrepreneurs veulent valoriser les données agricoles, parfois collectées par les technologies précédentes : Weenat (outils d’aide à la décision), Airinov et Agriload (conseils à partir de drones), Ekylibre (allégement du travail administratif) ou Copeeks (suivi à distance).

Enfin, des plates-formes proposent déjà des solutions pour améliorer la performance économique des exploitations : Agriconomie (achats en ligne d’approvisionnements), Comparateur agricole (vente entre agriculteurs), Miimosa (financement participatif de projets).

Pendant ce temps, dans les anciens locaux d’Axéréal, les volontaires planchaient sur des projets qui seront, peut-être, les solutions de demain. Leur challenge est de transformer en 48 heures une intuition en un projet assez abouti. Ils bénéficient des conseils d’experts et d’une équipe réunie seulement pour l’occasion.

A la fin, un jury, coprésidé par Xavier Beulin et la députée Laure de la Raudière, récompense les projets les plus prometteurs. Waleed Sorour est sorti gagnant avec une technique pour repérer de façon précoce les mammites des vaches grâce à la vidéo.

Deux autres projets ont été primés : une plate-forme pour enseigner l’agriculture grâce à la vidéo et un robot de traitement des cultures. Même si elles n’ont pas gagné, des idées prometteuses ont émergé : une solution de gestion du matériel en Cuma grâce à des capteurs sur les machines, un méthaniseur en location ou encore un jeu pédagogique pour apprendre la mécanique des marchés agricoles.

En plus du concours et des démonstrations des start-ups, le festival Futur en Beauce comprenait des animations qui ont, malheureusement, attiré moins de monde qu’espéré : des ateliers de codage pour les enfants, un marché des producteurs, une visite des lieux, des conférences ouvertes à tous, le tracteur en Lego du Compa, un concours de gestion agricole avec le jeu agri-manager du Crédit agricole, etc.

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