Irrigation
« Le plus délicat avant de forer, c’est de trouver l’eau »
Avec les épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents, les demandes de forages agricoles se multiplient. À la tête de Picardie forage, Michel Boniface en réalise aujourd’hui quarante à cinquante par an. Mais avant de faire couler l’eau, il faut la trouver… et franchir de nombreuses étapes administratives.
Avec les épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents, les demandes de forages agricoles se multiplient. À la tête de Picardie forage, Michel Boniface en réalise aujourd’hui quarante à cinquante par an. Mais avant de faire couler l’eau, il faut la trouver… et franchir de nombreuses étapes administratives.
Michel Boniface a creusé son premier forage en 1976, année de sécheresse historique, alors qu’il était salarié agricole. « À cette époque, personne n’irriguait. Il m’a fallu un mois et demi pour forer, au battage. Fin août, on arrosait, et on faisait enfin pousser quelque chose », se souvient-il. En 1989, il créait sa propre entreprise, Picardie forage, alors que l’irrigation était en pleine expansion. « À l’époque, Flodor (ancienne entreprise spécialisée dans la production de chips à Péronne, dans la Somme, NDLR) imposait l’irrigation des pommes de terre à ses producteurs », précise-t-il.