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Melun nord / Tournan-en-Brie
Le ras-le-bol des dépôts sauvages

Les cantons de Melun Nord et de Tournan-en-Brie ont poursuivi le bal des assemblées cantonales de la FDSEA 77 mardi 26 janvier. Franck Fournier et Jacques-Olivier Desforges ont souhaité organiser leur assemblée commune en présentiel pour dresser le bilan de l’année, échanger sur les problématiques cantonales et aborder les sujets à venir.

Profitant de la présence du président de la FDSEA 77, Cyrille Milard, les adhérents ont évoqué les incivilités avec, notamment, l’accumulation de décharges sauvages aux frais des communes et des agriculteurs.

« On nous demande toujours plus pour l’environnement et dans le même temps, on se retrouve avec des tas d’immondices dans nos champs. Après le premier confinement, ils se sont lâchés. Comment peut-on pénaliser durement ces pollueurs ? », ont demandé les adhérents présents, exprimant leur ras-le-bol.

Les agriculteurs ont aussi souligné l’évolution inquiétante des dégâts de corvidés, de pigeons et de lapins. « Pour maintenir leur critère nuisible, la réponse aux enquêtes dégâts est essentielle. Les données chiffrées nous permettent de maintenir des outils de protection et de destruction », a précisé Franck Fournier.

Après ces sujets locaux et avant d’évoquer deux dossiers pregnants de ce premier trimestre, la convention collective agricole et la future Pac, Cyrille Milard est revenu sur toutes les actions conduites en 2020 pour minimiser les impacts économiques des incidents climatiques et de la Covid-19.

Melun 2

« Nous avons su trouver une écoute auprès de la Région Île-de-France en termes d’accompagnement financier. Valérie Pécresse, présidente de Région, a accompagné les horticulteurs, les éleveurs, les productions spécialisées et les producteurs de grandes cultures les plus impactés. Je n’oublie pas le conseil départemental pour les jeunes agriculteurs et nos administrations (préfecture, DDT 77 et services fiscaux) », a souligné le président.

Autre sujet d’inquiétude, la filière betterave. Les planteurs sont dans l’attente des conditions de réemploi des néonicotinoïdes et ils craignent une application trop restrictive qui mette à mal la pérennité des sucreries. Ils s’impatientent aussi sur la mise en œuvre du plan financier d’accompagnement.

Si les conditions d’accueil et de distance ont limité la convivialité, les exploitants ont tout de même apprécié ce moment d’échanges.

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