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Machinisme
Le site Claas d'Ymeray ouvre toutes grandes ses portes

Le site du groupe Claas situé à Ymeray a ouvert ses portes à la presse spécialisée, le 7 avril. L'occasion de faire un point d'actualité sur la marque et de découvrir l'ensemble des installations.

L'inauguration du site Claas d'Ymeray s'étant déroulée le 20 mai dernier en petit comité en raison de la crise sanitaire, ses dirigeants ont offert la possibilité aux journalistes de la presse spécialisée de faire le tour du campus installé sur quinze hectares, accompagnés par les responsables de chaque pôle, le 7 avril. Mais avant, le président de Claas France, Frédéric Verbitzky, en profite pour faire un tour d'horizon de l'actualité de la marque.

Leader sur les tracteurs

« L'impact de la Covid a été relativement court, 2021 a été une bonne voire une très bonne année pour nous, se réjouit le président. Notre chiffre d'affaires a été de 667 millions d'euros. En France, nous sommes leader sur les ­moissonneuses-batteuses et les ensileuses, mais notre ambition est de l'être également sur les tracteurs », annonce-t-il. Sur le marché des tracteurs, Claas représente aujourd'hui 11 % de part de marché : « Mais avec la gamme que l'on a, demain nous pouvons arriver à 12 %. Je suis très optimiste, lâche Frédéric Verbitzky. Aujourd'hui, le leader fait 20 %, le deuxième 16 % et le troisième 14 %, dans cinq/six ans nous serons capables de faire 15 %. C'est notre bras de croissance. Nous avons fait des investissements colossaux à l'usine du Mans (Sarthe). Nous travaillons sur de petits tracteurs et des segments sur lesquels nous ne sommes pas présents. 11 %, ça ne peut pas nous satisfaire ».

Le président poursuit : « La volonté de Claas est aussi de devenir le meilleur mondial en termes de solutions premium agricoles. Il n'y a pas que les machines… L'objectif est de faire grandir une entreprise qui a bâti sa réputation sur les machines en proposant plus de services. Mettre le client au centre de nos préoccupations ».

Positionnement pertinent

« Se positionner ici se révèle pertinent. Nous sommes bien placés, nous recrutons facilement et les gens sont contents de travailler ici », conclut Frédéric Verbitzky en invitant tout le monde à aller à la découverte de ses installations.

La visite commence par le centre de formation, la Claas Academy, qui avait auparavant ses quartiers au Coudray (lire ci-contre). Et elle se poursuit par celle de l'entrepôt de pièces, le magasin, qui s'étend sur près de 10 000 m2. C'est le lieu qui attise le plus la curiosité des visiteurs. 54 000 références de pièces y sont stockées et une équipe de vingt personnes, jusqu'à trente-cinq en saison, s'y active, traitant de 1 000 à 4 000 lignes de commande par jour. « Nous sommes focalisés sur les commandes urgentes, précise le responsable de la logistique, Steven Coroller. Chaque minute est comptée. Les pièces arrivent ­d'Allemagne à 95 %. Celles que l'on nous demande avant 19 heures arrivent chez le client avant 8 heures le lendemain. Si nous n'avons pas la pièce, elle sera disponible tout de même chez le client à J+2, s'il le faut elle prendra un taxi ».

S'il n'exerce pas trop loin et qu'il est très pressé, un client pourra venir chercher sa pièce sur place mais à la condition de passer par son concessionnaire auparavant. De fait, sans son numéro de référence, qui renseigne sur son emplacement exact, elle serait difficilement trouvable dans ce dédale.

En pleine lumière

Le tour du site Claas s'est achevé pour la petite troupe de journalistes par le showroom, ou ­Technoparc. Ce vaste espace permet à la marque de recevoir et de présenter ses plus belles machines, baignées par la lumière du jour. Quant au restaurant d'entreprise, on y mange très bien…

Class dans le conflit en Ukraine

« Nous avons une filiale en Ukraine qui compte quarante collaborateurs. L'activité y a cessé. Nous avons également une filiale en Russie et une usine qui construit des moissonneuses-batteuses pour le marché interne. Tout est arrêté. Dans l'immédiat, nous accompagnons nos collaborateurs et attendons que les choses se débloquent », confie le président de Claas France, Frédéric Verbitzky.

« Nous formons des formateurs »

Rémy Naudet dirige la Claas Academy.
Rémy Naudet dirige la Claas Academy.
© H.C. - Horizons

Le centre de formation d'Ymeray, la Claas Academy, est dirigé par Rémy Naudet. Il détaille son activité : « Nous dispensons nos formations d'octobre à mai, pour les techniciens et les commerciaux. Notre équipe compte une vingtaine de personnes qui ont deux fonctions, la formation et le support produit effectué à la suite des retours des concessionnaires sur les problèmes rencontrés pour les formateurs techniques ou la promotion des ventes pour les formateurs commerciaux. Une centaine de machines sont mobilisées sur le site, ce qui demande une certaine logistique ».

La Claas Academy a reçu l'agrément comme centre de formation officiel, délivré par le Sedima : « Cette validation signe notre montée en compétences comme soutien aux concessionnaires, souligne Rémy Naudet. Nous avons obtenu également la certification Qualiopi pour l'efficience de nos formations qui ouvre la possibilité de financements par le Fonds d'assurance formation ».

Le parcours de formation proposé aux agents de la marque repose sur trois niveaux : « Pour les techniciens, le premier correspond à Je connais les machines, le second à Je sais les réparer, et le troisième à Je sais diagnostiquer. L'idéal pour un technicien itinérant est de savoir trouver la panne sans voir la machine, précise Rémy Naudet. Mais au final, notre enjeu est la formation des clients. Les problèmes rencontrés au début relèvent d'un manque de formation et celle-ci est faite par les concessionnaires au moment de la prise en main. Nous formons des formateurs… ».

Pour le directeur : « Dans l'agriculture, il y a une telle diversité de machines et une telle exigence de qualité que le besoin de formation est énorme. Il faut cinq ans pour former un technicien. Le budget qu'y consacre Claas est plus près des 5 % du chiffre d'affaires que du minimum légal (1 %) ». ­Environ 2 400 personnes sont formées ici chaque année…


Le Cemos : système autodidacte

À l'issue de la visite, la responsable développement tracteur de Claas, Marjorie Clément, a présenté le Cemos.
À l'issue de la visite, la responsable développement tracteur de Claas, Marjorie Clément, a présenté le Cemos.
© H.C. - Horizons

Cette visite presse du site Claas d'Ymeray a été l'occasion pour la responsable du développement tracteur de la marque, Marjorie Clément, de présenter le Cemos. « C'est un système évolutif, autodidacte, qui apprend en travaillant. L'objectif est d'apporter une assistance aux conducteurs. Il est utilisé sur moissonneuse-batteuse depuis 2011, nous avons conçu son évolution sur tracteur. Ce système est le premier et l'unique sur le marché ».

Il s'agit donc d'un système qui vise à optimiser l'utilisation du tracteur en s'adaptant aux conditions d'utilisation. Sur l'exploitation d'abord, il renseigne l'utilisateur sur le lestage et la pression des pneus selon l'outil utilisé. Ensuite, si le tracteur est équipé d'une charrue (quelle que soit sa marque) ou d'une faucheuse, il indique les réglages de base des outils : profondeur de travail, du premier corps, du point de traction et de la ligne de traction, ainsi que la hauteur des rasettes pour une charrue par exemple. Enfin, lors de l'utilisation, il active un dialogue d'optimisation de travail.

Le conducteur peut choisir entre une stratégie d'efficience énergétique ou une stratégie de performance. Claas a soumis son outil à des tests selon un protocole strict. Neuf agriculteurs ont été soumis à l'épreuve et aucun n'a pu réaliser plus d'économies que le Cemos. En moyenne le gain en consommation peut aller jusqu'à 16,8 % et à peu près autant en efficacité.

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