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Assemblée générale.
Le SRB provocateur...

Une table ronde sur l'allongement des campagnes était le temps fort de l'assemblée générale du Syndicat régional betteravier.

L?assistance n?a pas hésité à interpeller les différents intervenants !
L?assistance n?a pas hésité à interpeller les différents intervenants !
© Loiret agric

L'après 2017 et la disparition des quotas sucriers : c'était la toile de fond de l'assemblée générale du Syndicat régional betteravier (SRB). La réunion se tenait le lundi 19 mai à Charmont-en-Beauce. Une table ronde intitulée Allongement des campagnes betteravières : les enjeux pour les exploitations du Sud de Paris a alimenté les débats. « Avec le conseil d'administration, nous avons voulu être provocateurs : c'est réussi déclara en conclusion Alexandre Pelé, le président du SRB ! Il n'y a pas de solution type pour chaque région. Je ne vois pas comment, au Sud de Paris, nous pourrions passer à côté de l'allongement des campagnes betteravières : la compétitivité de nos exploitations et de notre outil industriel passe par cette voie. Qui, en raison du contexte pédoclimatique, est une opportunité pour notre région. Ayons conscience qu'à travers l'interprofession et le syndicalisme nous avons le choix de notre destin ! »

 

Optimiser les coûts de production

Les débats étaient animés par Hervé Fouassier. Lorsqu'il ouvrit la discussion, l'administrateur du SRB rappela le contexte régional : « Le Sud de Paris avait l'habitude de campagnes relativement courtes : entre soixante et quatre-vingts jours. C'était assez confortable. » Or les opérateurs industriels ont décidé d'augmenter leurs surfaces betteravières : « Nous sommes la seule région de France avec des capacités industrielles sous-utilisées. » Une manière de dire qu'une augmentation des volumes permettrait d'optimiser les coûts de production. « Notre région dispose d'un gros potentiel agronomique : l'irrigation est une garantie d'approvisionnement. »

De deux manières

L'allongement d'une campagne pouvant se faire de deux manières.....

 

 


La suite de l'article dans la parution du 30 mai 2014, chiffres de développement à l'appui...



Entre trente et quarante millions de tonnes

Alain Jeanroy, directeur général de la Confédération générale des Planteurs de Betteraves (CGB), expliqua les enjeux de l'après 2017 : « Le marché européen a besoin de notre sucre. Mais nous devons faire attention à ne pas perdre nos parts de marchés communautaires. » Selon l'intervenant, les nouveaux débouchés sont plutôt à trouver du côté des pays tiers. « Mais à quel prix ? » Depuis vingt ans, la consommation mondiale augmente de 2 % par an. Or les variations de production ont une incidence sur les cours.

Il semblerait que le Brésil ait du mal à augmenter sa production. En revanche, en quelques années, la Thaïlande a vu la sienne passer de quatre à dix millions de tonnes. D'ici 2023, la croissance de la demande mondiale se situera entre trente et quarante millions de tonnes. « Nous avons le potentiel pour retourner sur le marché mondial. D'où l'intérêt d'avoir les coûts de production les plus bas possible de façon à mieux résister si les prix étaient orientés à la baisse. »

Pour la campagne 2014, les surfaces betteravières françaises ont été augmentées de 12.000 ha, dont 4.000 ha pour la région du SRB, soit les départements du Loiret, du Loir-et-Cher et de l'Eure-et-Loir : « J'espère qu'il y a des contrats en face... Or, actuellement, cela ne peut pas être sur le marché européen. En 2017, même à périmètre constant, il faudra exporter car d'autres acteurs viendront sur le marché. »

Moderniser la réception

Les betteraviers exprimèrent la volonté d'une modernisation de la réception. Cela passe par trois points : une homologation provisoire pour la forfaitisation du collet. Soit 7 % sur le net lavé. Une mesure qui entre en vigueur dès cette campagne. S'agissant des pertes au lavage, la CGB recommande de les contrôler et de les limiter à 1 %. Quant au troisième élément, il vise à une automatisation de la saccharimétrie.

« Nous avons la volonté de supprimer tout ce qui risque de faire l'objet de discussions dans les centres de réception » a déclaré Alexandre Pelé. Alain Jeanroy ne dit pas autre chose : « Il ne faut plus avoir de sujet conflictuel dans les centres de réception. » Mais, en guise de conclusion, le premier intervenant alla plus loin : « La réception ne doit être ni un moyen de pression commerciale ni un outil d'ajustement pour l'après 2017. »

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