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Les arthropodes et leur biodiversité sous la loupe

L’Institut de recherche de la biologie de l’insecte (Irbi) étudie les arthropodes sur seize parcelles du vignoble Centre-Val de Loire durant trois années.

Les pièges sont de deux types : des pièges aériens, appelés Combi trap, qui permettent d’intercepter les insectes volants sur un rayon de 125m autour de cet entonnoir jaune et des pièges enterrés, appelés Barber, qui capturent les insectes au sol dans un rayon de deux mètres.

Bel exemple de synergie entre les partenaires du Vinopôle, le projet BioVAL prévoit l’étude des arthropodes dans les vignobles de la région Centre. Un réseau de pièges a été mis en place en 2016 dans seize parcelles de vignes de Chinon à Sancerre et chaque semaine, les entomologistes de l’Institut de recherche de la biologie de l’insecte (Irbi) et du Cetu vont prélever les insectes tombés dans les pièges.

Commence alors un travail d’une grande précision : identifier les milliers d’insectes récoltés. La localisation des pièges a été choisie avec les partenaires du Vinopôle : la chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher, d’Indre-et-Loire et la Sicavac à Sancerre, ainsi que le lycée viticole d’Amboise.

L’objectif est d’observer la grande variabilité de la biodiversité en fonction des terroirs, parcelles et appellations.

Cette étude BioVAL va permettre de connaître la diversité taxonomique et fonctionnelle en arthropodes en lien avec les caractéristiques du vignoble du centre Val de Loire. BioVAL permet aussi d’étudier le lien entre la biodiversité présente sur les parcelles et les pratiques culturales et les aménagements paysagers (corridors écologiques, zones écologiques réservoirs,…).

C’est pourquoi les parcelles ont été classées en fonction de la diversité paysagère autour des pièges et des pratiques culturales notamment (Est-ce que la parcelle est enherbée et est-ce qu’un insecticide est appliqué ?)

Pour les quatre parcelles suivies en Loir-et-Cher, les pratiques et l’entourage des parcelles sont très différents, ce qui permettra d’étudier leur effet sur la biodiversité (M1 : Pouillé, parcelle en AB, enherbée proche des bois - M2 : Oisly, parcelle désherbée sans arbre autour, un insecticide - M3 : Sassay, parcelle enherbée proche des bois, un insecticide - M4 : Pontlevoy, vignes-mères avec trois insecticides dans le cadre de la lutte obligatoire contre la flavescence).

Durant treize semaines, de mai à fin juillet, les 32 pièges sont collectés et l’identification des arthropodes est faite par observation par des entomologistes de l’Irbi ou par analyse « Bar-coding » qui permet d’analyser l’ADN et d’identifier l’insecte correspondant.

Les 2500 échantillons contiennent environ 30 à 100 individus et le travail d’analyse complet sera long. Les arthropodes sont identifiés jusqu’à l’espèce.

Le nombre d’insectes et leur diversité permettent de comparer les parcelles et un lien sera fait ensuite entre pratiques viticoles ou paysage et diversité taxonomique et fonctionnelle.

Le nombre d’insectes est important mais aussi leur diversité, car une colonie de fourmis qui tombe dans le piège au sol augmente le nombre d’insectes comme pour M2 alors que M1 est plus riche en espèces diverses.

Ces piégeages vont être faits en 2017 sur les mêmes parcelles et un focus sera réalisé sur les auxiliaires présents. Les identifications des insectes continuent et les résultats seront présentés fin 2018.

D’après une note du Carrefour des groupes viti-oeno GDDV41 - mars 2017

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