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Coopératives
Les coops euréliennes font face à la tension engrais

Les coopératives euréliennes, comme les exploitants, doivent composer avec les hausses et les difficultés d'approvisionnement en intrants azotés.

La coopérative Scael en Eure-et-Loir.
© Hervé Colin - Horizons

La hausse des prix des engrais azotés et les difficultés d'approvisionnement, « c'est le souci de l'année, lâche le responsable du pôle agricole du groupe Scael, Lionel Gibier. C'est lié à la hausse du prix de l'énergie, à la fermetures d'usines, à la logistique, à des pannes… La pénurie entraîne de la spéculation. Et il y a des choses qui se passent que l'on n'a jamais vues. Des fournisseurs activent des clauses pour ne pas nous livrer ou moins que prévu, plus cher. Je n'ai jamais vu ça ».

Se couvrir tôt

Le groupe coopératif a passé commande en avril, mai et juin et les livraisons ont commencé en juin. « Nous avons 80 % de ce que l'on doit livrer. Certains agriculteurs se sont couverts tôt et ont des prix corrects. Pour les autres, les prix ont triplé, voire quadruplé. Néanmoins, cela reste cohérent par rapport au prix des céréales. Cependant, il y a des adhérents qui ont changé leur fusil d'épaule, ils devaient faire du blé améliorant ou du blé dur, mais ils feront autre chose ».

Et il n'y a pas que l'engrais. « Ce qui nous guette c'est la même chose en produits phytosanitaires. Il y a un risque de pénurie et d'augmentation. Il faut que les agriculteurs soient vigilants et commandent tôt pour avoir ce qu'il faut au printemps », conseille Lionel Gibier. Ce qu'ils ont fait pour les engrais : « 80 % des besoins sont couverts, d'habitude à cette époque, c'est autour de 60 %… ».

Du côté de la Coopérative agricole de Bonneval Beauce et Perche, pas d'inquiétude particulière, selon son directeur Guillaume Rivet : « Nous avons de grosses capacités de stockage en ferme et à la coop. Nous avons prévenu nos adhérents ».

Question de souveraineté

Le responsable approvisionnement de la coopérative, François Lubin, confirme : « 95 % d'entre eux ont commandé précocement et ont réussi à se couvrir. Ça sera plus compliqué pour les autres et les indépendants. C'est là que l'on trouve tout l'intérêt des coopératives qui sont sur les marchés. Il reste des questions logistiques. Des achats faits en juin ne sont pas encore livrés mais ça peut s'étaler jusqu'en décembre. L'inquiétude, c'est pour ceux qui vont arriver au printemps et qui ne pourront pas se couvrir. C'est un marché sur lequel on ne peut pas faire de spéculation. Nous étions habitués à avoir ce que l'on voulait comme on voulait. Avec la reprise post-Covid, la donne change et cela pose la question de notre souveraineté ».

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