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Gel
« Les dernières nuits ont été mouvementées »

Installé à Mérouville (Eure-et-Loir), betteravier et viticulteur, Rodolphe Couturier a subi de plein fouet la vague de gel sur ses deux cultures.

« Les dernières nuits ont été mouvementées, confiait Rodolphe Couturier le 9 avril. J'ai investi dans une tour antigel et j'ai allumé des bougies mais ça n'a pas suffi. Un technicien doit passer demain pour évaluer les dégâts mais je crains surtout que ce soit encore pire pour les betteraves ».

Quelques jours plus tard, l'exploitant n'est guère plus avancé pour sa vigne : « Il y a des dégâts mais c'est encore impossible à quantifier. Les bourgeons les plus précoces vont sauter mais certains vont repartir et d'autres apparaître. Il faut attendre la reprise de la végétation ».

Il est en revanche fixé pour ses betteraves : « C'est 100 % de dégâts, il faut tout refaire. Dans le secteur, l'impact est d'environ 50 %, souligne l'administrateur du secteur d'Artenay du groupe Tereos. Certaines parcelles n'ont rien, d'autres sont touchées totalement ou en partie. Tout dépend de la date du semis, de l'orientation des sillons, de la nature du sol, de sa couleur…

Tous les groupes sucriers s'approvisionnent en semences et elles vont arriver. De mon côté je ressème dès que possible. Mais des graines avec moins d'enrobage à cause de la législation… Il faut espérer qu'il n'y aura pas trop de pucerons cette année… Ça va encore être une campagne compliquée pour les planteurs ».

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