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Les éleveurs bloquent l’abattoir Socopa de Cherré

Afin de maintenir la pression à la veille de la table ronde qui doit réunir mercredi 17 juin les acteurs de la filière bovine, une cinquantaine d’éleveurs de la FDSEA et de Jeunes agriculteur d’Eure-et-Loir a participé au mouvement national, en bloquant le mardi matin l’abattoir Socopa de Cherré (Sarthe).

Le 16 juin, à Cherré (Sarthe). Une cinquantaine d’éleveurs de la FDSEA et de Jeunes agriculteurs d’Eure-et-Loir a participé au blocage de l’abattoir Socopa.

Depuis quelques semaines la tension monte dans les rangs des éleveurs, en Eure-et-Loir comme ailleurs : « Toutes les filières animales sont en crise, le lait, le porc... Les éleveurs sont au bord du gouffre », a rappelé le président de la FDSEA d’Eure-et-Loir, Jean-Michel Gouache : « Les prix ne sont pas là et on nous colle toujours plus de normes... Un jour, on dira qu’on arrête, qu’on ne négocie plus... La colère monte, la colère gronde, ça finira par éclater. Nourrir les hommes, oui, mais pas pour rien ! » Aussi, à la veille de la table ronde qui doit réunir le 17 juin les acteurs de la filière bovine, une cinquantaine d’éleveurs issus des rangs de la FDSEA et de Jeunes agriculteurs d’Eure-et-Loir s’est associée au mouvement national de blocage d’un des maillons de la filière, les abattoirs, en bloquant mardi matin, le site Socopa de Cherré dans la Sarthe, aux côtés de leurs collègues sarthois. Dans le même temps, une vingtaine de sites était bloquée de la même façon sur l’ensemble du territoire hexagonal.
Pour le président de la section bovine de la FDSEA, Pascal Trecul : « Le principal est que l’on arrive à se mobiliser. Et si les discussions n’aboutissent pas, il faudra revenir. » Il ajoute que les cours mondiaux sont orientés à la hausse : « En Turquie, la viande est payée huit euros le kilo, nous, on n’a rien », constate-t-il, un brin amer. De fait, les éleveurs ne demandent pas grand’chose : avec en moyenne soixante centimes de plus par kilo de carcasse, le prix de la viande atteindrait un seuil minimum pour assurer leur revenu et ce, sans grever le budget des ménages.
Une chose est sûre cependant, aucun des éleveurs présents n’a oublié ce qui s’est passé il y a quatre ans. Une crise similaire, avec blocage des mêmes sites, avait débouché sur un « accord » minimaliste. Mais cette fois, pris à la gorge comme ils le sont, les éleveurs d’Eure-et-Loir et d’ailleurs risquent de ne pas se laisser faire... Avant de passer le relai à ses collègues de la Sarthe, Jean-Michel Gouache a tenu à remercier les quelques céréaliers qui ont fait le déplacement, « conscients que si la filière animale va mal, les céréaliers en souffriront également ».

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