Élevage
Les étudiants vétérinaires de l'Enva bienvenus en Eure-et-Loir
Les étudiants en première année de l'École nationale vétérinaire d'Alfort (Enva) ont débuté leur cursus par un petit tour dans des élevages euréliens les 1er et 2 septembre.
Les étudiants en première année de l'École nationale vétérinaire d'Alfort (Enva) ont débuté leur cursus par un petit tour dans des élevages euréliens les 1er et 2 septembre.
Pour la troisième année consécutive, les étudiants de l'École nationale vétérinaire d'Alfort (Enva) entamment leur cursus par une immersion dans l'élevage eurélien et ses problématiques. Cette opération, née de la volonté de l'établissement, du GDS d'Eure-et-Loir et du Département, vise à trouver une solution au problème du maillage vétérinaire qui se délite en Eure-et-Loir.
Soirée conviviale
Comme chaque année, une soirée conviviale est organisée sur l'exploitation de la famille Guéret à La Bazoche-Gouet. Elle se déroule mardi 1er septembre et réunit tous les protagonistes. Il s'agit de présenter aux étudiants les différentes facettes du département et de la région, les points d'intérêt et toutes leurs composantes agricoles avec un focus sur l'élevage. C'est la directrice du GDS, Claire Auguste, qui s'en charge.
Un point est fait ensuite par David Jumert et Laura Silva, de l'Union régionale des groupements techniques vétérinaires de la région (URGTV), sur la répartition des élevages et le maillage vétérinaire du département. « Quand un vétérinaire arrête, ça met en difficulté les cliniques vétérinaires alentour, relève Claire Auguste. Cela engendre des complications et de la fatigue supplémentaire ».
Cependant, pour David Jumert : « C'est très satisfaisant d'être capables de faire ces interventions auprès des animaux d'élevage. Bien sûr, nous serons peut être moins rapides pour faire une césarienne à une vache mais il faut de la mixité ici ». Pour sa collègue, Laura Silva : « C'est important aussi d'être en équipe. Plus on est nombreux, mieux on y arrive et moins il y a de contraintes ». La directrice du GDS confirme : « Tous les vétérinaires du territoire sont importants pour nous, même ceux qui font peu de rurale ».
Pour le Département, Louky Soukouma et Sylvie Lhome prennent le relais pour expliquer aux futurs vétérinaires qu'ils seront bien accompagnés s'ils viennent en stage en Eure-et-Loir. De fait, via la plateforme Eure-et-Loir Santé, ils peuvent bénéficier d'allocations, et une cinquantaine d'hébergements peuvent être mis à leur disposition dans plusieurs communes. Cet accompagnement se poursuit aussi en cas d'installation.
« Il faut des vétérinaires »
« Demain, si nous voulons maintenir des élevages, il faut des vétérinaires. Nous avons mis les moyens et des outils en place pour vous accompagner. Nous comptons sur vous, nous avons besoin de vous », lance aux étudiants la conseillère départementale chargée de l'agriculture pour le Département, Christelle Minard. Son homologue au conseil régional, Temanuata Girard, abonde : « Le maillage vétérinaire est un vrai sujet pour nous. Nous sommes identifiés comme un territoire peu attractif pour vous. Alors, comment on fait ? On travaille tous les jours avec plein d'acteurs. Mais c'est vous qui avez la réponse pour demain ».
Hôte de la soirée, François Guéret exprime la fierté de recevoir ces étudiants chez lui et témoigne de sa volonté d'avoir toujours recherché l'autonomie de son exploitation, reprise il y a trente-deux ans et qu'il a su faire évoluer avec sa femme Delphine et ses deux filles Manon et Victoire. Il ajoute : « Nous, ce que nous cherchons chez un vétérinaire, c'est qu'il soit proche des animaux et d'avoir des échanges avec eux. C'est très important ».
Les éleveurs impliqués
Au fil de ces deux jours, les étudiants ont été répartis en trois groupes et sont allés sur plusieurs exploitations d'élevage caprin, bovin ou ovin. Ainsi, Manon Bauchet, Paul Barbaz, Thomas et Romain Cirou, Étienne de Saint-Laumer, Nathalie et Christophe Avisse, Fabien Perrot, Laure Poirier, Justine Champion, Florent Tessier ou François Gueret ont montré à leur façon aux futurs vétérinaires la réalité de leurs élevages.
Il faudra maintenant attendre quelques années pour savoir si tout cet investissement portera les fruits attendus.