Aller au contenu principal

Alimentation
Les Français se rassurent en mangeant localement

Après les différentes crises sanitaires, les consommateurs sont de plus en plus méfiants et préfèrent « consommer local ».

Une éducation dès le plus jeune âge pour mieux connaitre les produits "made in Loiret" est un bel atout: céréales, produits laitiers, fruits et légumes de Loire, miel et safran du gâtines... autant d'invitations au voyage pour les papilles.
Une éducation dès le plus jeune âge pour mieux connaitre les produits "made in Loiret" est un bel atout: céréales, produits laitiers, fruits et légumes de Loire, miel et safran du gâtines... autant d'invitations au voyage pour les papilles.
© Stepe Leitenberger

L'enquête réalisée par Ipsos et le réseau Bienvenue à la ferme confirme que l'attention des Français se focalise de plus en plus sur l'origine et le lieu de fabrication des produits qu'ils consomment. Les repères habituels sont en train de perdre en capacité de réassurance alors que d'autres émergent et gagnent en crédibilité. La tendance amorcée il y a deux ans ne cesse de se renforcer : l'intérêt pour les produits locaux va croissant. Un Français sur deux dit (« très souvent » ou « souvent ») ne plus vraiment savoir quelle est la composition des produits alimentaires qu'ils mangent. Seulement 2 % des consommateurs affirment que cela leur arrive « rarement » ou « jamais ». Par ailleurs, 47 % des consommateurs ont aussi le sentiment qu'il est difficile d'acheter des produits alimentaires pour lequels ils se sentent pleinement rassurés. Seulement 19 % des Français n'ont eu que rarement ou jamais ce sentiment. Preuve de ce malaise, 39 % des consommateurs affirment aller plus souvent qu'avant chercher des informations sur Internet sur des produits alimentaires avant de les acheter. Plus généralement, 77 % des personnes interrogées disent chercher plus qu'il y a cinq ans à connaître l'origine d'un produit alimentaire avant de l'acquérir. Ils sont même 34 % à affirmer le faire « beaucoup plus souvent » qu'avant. Elles ont également de plus en plus tendance à privilégier l'achat de produits alimentaires « made in France » (81 %, 35 % le font même « beaucoup plus souvent »). Il n'est pas alors étonnant que l'origine et la proximité géographique du produit soient les critères qui rassurent le plus. Les sondés citent en premier lieu le fait qu'il soit directement vendu par le producteur (23 %), devant la présence de labels et d'appellations officiels (16 %). Ils plébiscitent la fabrication locale (9 %). Ainsi, les Français accordent aujourd'hui autant d'importance au label agriculture biologique (8 %) qu'au « made in France » (7 %). Nombreux sont désormais les consommateurs (80 %) à déclarer acheter des produits locaux et parmi eux, quatre sur dix affirment le faire même « souvent » (41 %, contre 39 % qui le font « parfois » et 20 % « rarement » ou « jamais »). Cette tendance progresse puisque 69 % des acheteurs de produits locaux déclarent en acheter désormais plus qu'avant et elle devrait se renforcer : 59 % affirment qu'ils vont en acheter plus au cours des six prochains mois.

L'enquête réalisée par Ipsos et le réseau Bienvenue à la ferme confirme que l'attention des Français se focalise de plus en plus sur l'origine et le lieu de fabrication des produits qu'ils consomment. Les repères habituels sont en train de perdre en capacité de réassurance alors que d'autres émergent et gagnent en crédibilité. La tendance amorcée il y a deux ans ne cesse de se renforcer : l'intérêt pour les produits locaux va croissant. Un Français sur deux dit (« très souvent » ou « souvent ») ne plus vraiment savoir quelle est la composition des produits alimentaires qu'ils mangent. Seulement 2 % des consommateurs affirment que cela leur arrive « rarement » ou « jamais ». Par ailleurs, 47 % des consommateurs ont aussi le sentiment qu'il est difficile d'acheter des produits alimentaires pour lequels ils se sentent pleinement rassurés. Seulement 19 % des Français n'ont eu que rarement ou jamais ce sentiment. Preuve de ce malaise, 39 % des consommateurs affirment aller plus souvent qu'avant chercher des informations sur Internet sur des produits alimentaires avant de les acheter. Plus généralement, 77 % des personnes interrogées disent chercher plus qu'il y a cinq ans à connaître l'origine d'un produit alimentaire avant de l'acquérir. Ils sont même 34 % à affirmer le faire « beaucoup plus souvent » qu'avant. Elles ont également de plus en plus tendance à privilégier l'achat de produits alimentaires « made in France » (81 %, 35 % le font même « beaucoup plus souvent »). Il n'est pas alors étonnant que l'origine et la proximité géographique du produit soient les critères qui rassurent le plus. Les sondés citent en premier lieu le fait qu'il soit directement vendu par le producteur (23 %), devant la présence de labels et d'appellations officiels (16 %). Ils plébiscitent la fabrication locale (9 %). Ainsi, les Français accordent aujourd'hui autant d'importance au label agriculture biologique (8 %) qu'au « made in France » (7 %). Nombreux sont désormais les consommateurs (80 %) à déclarer acheter des produits locaux et parmi eux, quatre sur dix affirment le faire même « souvent » (41 %, contre 39 % qui le font « parfois » et 20 % « rarement » ou « jamais »). Cette tendance progresse puisque 69 % des acheteurs de produits locaux déclarent en acheter désormais plus qu'avant et elle devrait se renforcer : 59 % affirment qu'ils vont en acheter plus au cours des six prochains mois.

 

Trop chers

 

Autre argument de poids : les Français qui achètent des produits locaux sont massivement convaincus que cette façon de consommer permet de faire marcher l'économie locale (97 %). Cette très nette attraction pour les produits locaux correspond à une forte aspiration des consommateurs : 81 % des personnes interrogées éprouvent aujourd'hui un besoin de retour à la nature et aux choses essentielles. Elle reflète également leur attachement au monde agricole : pour un Français sur deux, il est « primordial » de transmettre aux enfants des connaissances sur le monde agricole et ses modes de production. Cependant quelques points noirs existent : un consommateur sur deux estime que les produits alimentaires locaux sont plus chers que les autres. Selon une majorité d'entre eux (62 %), proposer des prix plus accessibles est considéré comme le principal moyen de renforcer la consommation locale. Par ailleurs, ils estiment qu'ils pourraient être plus incités à consommer des produits locaux s'il y avait plus de points de vente disponibles (40 %), une meilleure visibilité de l'information « produits locaux » sur l'étiquette (34 %), la possibilité d'être en contact direct avec le producteur (34 %) ou encore une meilleure visibilité dans les rayons (32 %). Les produits locaux sont achetés au marché (73 %) mais aussi en grande surface (68 %). Les producteurs locaux sont un peu moins sollicités (61 %) que les commerces de proximité (65 %). Enfin, 65 % des consommateurs de produits locaux achetés directement aux producteurs déclarent parcourir une distance maximale de 10 km pour se rendre sur les lieux de vente.

 

V. G.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Jeudi 20 novembre, à Pithiviers. Dorian Sagot, président de JA 45, Sébastien Méry et Éric Delorme, respectivement président et secrétaire général de la FNSEA 45, ont encadré la mobilisation.
Feux de la colère : deux mobilisations dans le Loiret 📹
Jeudi 20 novembre, JA 45 et la FNSEA 45 ont organisé deux rassemblements simultanés à Pithiviers et près de Courtenay.…
Lundi 24 novembre, à Chartres. Le président de la chambre d'Agriculture, Yohann Serreau (à d.), a détaillé en session, et pour le préfet Hervé Jonathan, les éléments qui alimentent la crise agricole.
Une session plutôt sombre pour les membres de la Chambre d'Eure-et-Loir
Les membres de la chambre d'Agriculture d'Eure-et-Loir se sont réunis en session sous la houlette de leur président Yohann…
Du lait aux noisettes, Loïc et Alexandrine Chocat ont su se réinventer. Avec leurs enfants Benjamin et Pauline sur la ferme, et Antonin prêt à les rejoindre, l’histoire familiale continue de s’écrire.
Une famille unie par le travail et portée par la noisette
À Melleroy, à l’est du Loiret, Loïc et Alexandrine Chocat ont su faire évoluer leur ferme familiale avec courage et bon sens.…
« Un nouveau siège pour la chambre d’Agriculture de région Île-de-France »
Président de la chambre d'Agriculture de région Île-de-France, Damien Greffin fait le point sur la régionalisation de la Chambre…
Le préfet a échangé avec le personnel de l'ONF sur les actions à venir dans les prochaines semaines.
250 hectares d’arbres détruits en forêt de Boulogne
Après la tempête destructrice de juin dernier, l’Office nationale des forêts a organisé une visite de la forêt de Boulogne en…
Mercredi 12 novembre, à Chartres. Pour signifier leur opposition au traité du Mercosur et à la mise en place d'une taxe carbone aux frontières, Jeunes agriculteurs et la FNSEA d'Eure-et-Loir ont allumé un feu de la colère.
JA et FNSEA d'Eure-et-Loir rallument les feux de la colère 📹
Jeunes agriculteurs et la FNSEA d'Eure-et-Loir ont allumé des feux de la colère mercredi 12 novembre pour montrer leur…
Publicité