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Les Franciliens aiment leurs forêts publiques

L’Office national des forêts a commandité une enquête auprès de l’institut Viavoice sur le rapport des Franciliens à la forêt. Le premier baromètre vient de paraître.

© Archives

L’enquête commandée à l’institut Viavoice par l’Office national des forêts (ONF) avait pour objectif de connaître ce que ressentent les Franciliens à propos de leurs forêts publiques. Cette étude indépendante a été menée au printemps 2022 auprès d’un panel représentatif de 1 000 Franciliens pour préciser leurs attentes et éclairer le dialogue entre société et forêt parfois source de passions. Ce baromètre, dont c’est la première édition, met en évidence de nombreux points de satisfaction, mais révèle aussi les raisons de certains clivages.

L’Île-de-France est une région urbanisée par excellence. Pourtant ses habitants fréquentent régulièrement les forêts franciliennes : une personne interrogée sur deux déclare se rendre une fois par mois en forêt. À noter que cette fréquentation est « sociale » car la sortie forestière se fait rarement en solitaire. Bien au contraire, les usagers se rendent très majoritairement en forêt en famille ou entre amis.

Recherche d’air pur, de calme, de naturalité… Les forêts sont tout ça à la fois. Comme lieu de ressourcement, la forêt est souvent synonyme de bien-être et d’apaisement. Les sensations éprouvées, qu’elles soient décuplées par l’environnement urbain ou un contexte post-Covid, y sont positives : le passage en forêt est source de sérénité pour 9 Franciliens sur 10, puis 86 % d’entre eux s’y décrivent en symbiose avec la nature.

Cette fréquentation assidue se double d’un taux de satisfaction élevé, 74 % des Franciliens déclarent leurs forêts « bien gérées » (seuls 17 % expriment l’inverse). Ces résultats sont supérieurs à la moyenne nationale : une enquête menée par l’ONF en 2019 indiquait pour la même question 58 % de satisfaits contre 23 % d’insatisfaits.

L’un des moteurs de la contestation est la récolte de bois, souvent décriée, parfois considérée comme injustifiée, trop importante. À ce sujet, le baromètre révèle une perception contrastée : si 68 % des Franciliens jugent utile de couper des arbres pour fournir du bois comme matériau écologique et renouvelable utile à la société, ils sont aussi 46 % à ressentir de la tristesse.

L’enquête mesure également la connaissance des Franciliens sur le milieu et l’exploitation forestière. Elle illustre la persistance de certaines idées reçues : 61 % des Franciliens pensent que la forêt française est un espace sauvage et ignorent qu’elle est issue du travail de l’homme depuis plusieurs siècles, et à peine 26 % savent que la coupe d’arbres ne réduit pas la surface des forêts.

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