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Les JA dénoncent « la viande de nulle part »

« Nous sommes venus démontrer que les consommateurs ne sont pas en mesure de connaître systématiquement l’origine précise de la viande qu’ils consomment. »

À l’entrée d’un supermarché de la Plaine de Versailles, le président des Jeunes agriculteurs d’Ile-de-France, Alexandre Ruèche, explique la démarche de la trentaine de JA mobilisés ce 28 avril. Munis de stickers « Viande de nulle part » ou « Viande d’origine connue », le groupe arpente les rayons boucherie-charcuterie de deux supermarchés, apposant l’une ou l’autre des images selon les informations disponibles sur le produit, telles des bons ou mauvais points. 

« Lorsque le produit est français, c’est systématiquement indiqué et bien mis en avant. Mais dès lors qu’il ne l’est pas, soit il n’y a aucune mention, soit on trouve une vague appellation UE. C’est d’autant plus le cas sur les produits transformés », constate Damien Vanhalst.

Certains JA profitent également de ce moment pour alerter les clients présents dans les magasins. « Nous souhaitons plus de transparence et de traçabilité sur les viandes. Il faut que les industriels indiquent le pays d’origine et ne se contentent pas de l’appelation UE. C’est bien souvent de la tromperie pour le consommateur », font-ils valoir.

Christophe Robin, éleveur de volailles dans les Yvelines, détaille : « La traçabilité est déjà obligatoire pour la viande de bœuf. Nous demandons que les politiques rendent cette mention obligatoire à l’échelle européenne pour tous les produits y compris les produits transformés et que le consommateur puisse savoir d’où vient sa viande. »

Le jeune agriculteur poursuit : « Il y a une différence de qualité entre une volaille importée du Brésil et une volaille qui sort de nos exploitations fermières françaises mais cela, nous pourrons le faire comprendre au consommateur qu’à partir du moment où il connaîtra l’origine des produits. »

Cette action a permis de déclencher le dialogue avec les responsables de magasins. L’un d’entre eux se dit alors « sensible à leur démarche » et même « en accord avec leur point de vue ». « Je rencontre régulièrement des producteurs locaux et je propose le plus souvent possible leurs produits à la vente dans le supermarché mais malgré tout, je reste dépendant des grands industriels. »

Le secrétaire général de JA Ile-de-France, Pierre Bot, a noté pour sa part « une grande différence entre les distributeurs et entre les industriels ». Et de conclure : « Nous n’excluons pas de recommencer ce genre d’action dans les mois qui viennent pour maintenir la pression sur les industriels. »

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