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Les missions d’enquête calamités se poursuivent

Inondations : après le maraîchage et l’élevage, les missions calamités se poursuivent en Seine-et-Marne en grandes cultures dans la Bassée, en apiculture et dans le secteur équin.

Melz-sur-Seine (sud-Seine-et-Marne), jeudi 7 juillet. Une parcelle de maïs entièrement dévastée suite à la montée des eaux de la Seine.
Melz-sur-Seine (sud-Seine-et-Marne), jeudi 7 juillet. Une parcelle de maïs entièrement dévastée suite à la montée des eaux de la Seine.

Les missions d’enquête calamités se succèdent. Après le maraîchage et l’élevage, la FDSEA 77, la chambre d’Agriculture et la DDT se sont rendues dans un centre équestre le long du Morin qui s’est retrouvé avec plus de 80 cm d’eau lors des inondations.

Les chevaux ont été évacués dans l’urgence et tout le sable des carrières a été emporté par les eaux. La remise en état des carrières et du club hippique va coûter des milliers d’euros.

C’est un coup dur pour le professionnel en pleine période de réinscription et de préparation des concours hippiques.

L’apiculture a, elle aussi, été touchée puisque des ruches et des abeilles ont été noyées, le long de certains cours d’eau ou dans des points bas. Le constat est désolant avec des milliers d’abeilles mortes au pied des ruches. Certains cadres de ruches ont été retrouvés à plusieurs kilomètres en aval des cours d’eau.

À la perte directe des essaims s’ajoute une baisse de production suite à l’excès d’eau. Faute de fleur et de miellée, selon les apiculteurs, la perte de miel pourrait aller de 40 à 50 %. Le miel d’acacia risque d’être rare sur les étals des apiculteurs.

Une autre mission d’enquête spéciale grandes cultures a été aussi initiée dans la Bassée puisque des exploitations ne peuvent pas s’assurer « aléas climatiques » et se retrouvent exclues de toute protection en cas de coup dur. Aussi, pour faire reconnaître cet état de fait, Yves Schenfeigel, le DDT 77, a souhaité qu’une mission d’enquête grande culture soit organisée.

C’est ainsi que la profession et la DDT se sont rendues dans la Bassée — à Hermé et Melz-sur-Seine — afin de constater les pertes suite à la montée des eaux de la Seine. Ce travail se poursuivra fin août pour les arboriculteurs fruitiers et ornementaux.

Du nord au sud de la Seine, toutes les productions ont souffert des inondations et de l’excès d’eau. Les missions « calamités » s’ajoutent à l’ensemble des démarches entreprises — fonds d’allègement des charges, procédure de dégrèvement d’impôts fonciers, Pac, fonds d’indemnisation de la région et du département.

S. D., FDSEA 77

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