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Récolte
Les moissonneuses euréliennes sortent de leur réserve

Quelques jours sans pluie ont permis de lancer la moisson en Eure-et-Loir, début juillet. Premières impressions avec Stéphane Pailleau, exploitant au Gault-Saint-Denis.

Le 8 juillet, au Gault-Saint-Denis. De nombreuses machines se sont enterrées ici ou là lors de ce début de moisson. Stéphane Pailleau a sorti sa Claas Lexion 570 de ce mauvais pas, sans le câble...
Le 8 juillet, au Gault-Saint-Denis. De nombreuses machines se sont enterrées ici ou là lors de ce début de moisson. Stéphane Pailleau a sorti sa Claas Lexion 570 de ce mauvais pas, sans le câble...
© Hervé Colin

Une petite fenêtre s'est ouverte pour la moisson entre orages et averses début juillet, en Eure-et-Loir. De toutes les fermes, les moissonneuses sont donc sorties pour attaquer des orges mûres à point. C'est en tout cas ce qu'a fait ­Stéphane Pailleau, que nous rencontrons le 8 juillet sur une de ses parcelles du Gault-Saint-Denis.

Première parcelle pas mal

« Mon premier sentiment c'est que cela ne semble pas si mal », estime-t-il après avoir récolté les trois quarts de cette première parcelle d'escourgeons, compte tenu de la vitesse de remplissage de sa trémie. Ce que confirmerons plus tard les données du silo avec un rendement de 95 quintaux et un PS de 62 : « C'est même très satisfaisant pour cette parcelle qui est la moins bonne de la ferme. J'espère que ce sera pareil pour le reste. C'est pour le colza que j'ai le plus de craintes... ».

En attendant, cette première sortie se déroule dans des conditions particulières. Toute l'eau tombée sur le secteur ne s'est pas encore totalement évacuée. « Nous faisons attention à ne pas abîmer le terrain, les remorques restent au bord de la parcelle. Et il y a un endroit qui va être délicat à passer », pointe-t-il. D'ailleurs, un peu plus tard, la machine commence à patiner un peu avant de s'arrêter, les roues plantées dans la terre. Il finira par tirer sa Claas Lexion de là, sans avoir besoin du câble prévu au cas où. Ce petit carré au bord de la route sera récolté plus tard...

Autoguidage maison

Pour profiter des avancées technologiques sans se ruiner, Stéphane Pailleau a installé un système de guidage GPS « maison ». Il a sur sa ferme une balise RTK, qui fait partie du réseau ouvert Centipède. Le signal corrigé pilote la machine grâce au logiciel open source AgOpenGPS. Un petit moteur actionne le volant par l'intermédiaire d'une couronne de démarreur de tondeuse et les capteurs d'angles de roue proviennent d'un 4x4 Rover. Tuto sur Internet et huile de coude ont fait le reste...

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