Les sols au cœur d’une journée technique chez Lemken
Jeudi 15 janvier, à Boigny-sur-Bionne (Loiret), Lemken France a réuni agriculteurs et partenaires pour une journée technique consacrée aux liens entre sols, climat et production, mêlant conférences, échanges et démonstrations.
Jeudi 15 janvier, à Boigny-sur-Bionne (Loiret), Lemken France a réuni agriculteurs et partenaires pour une journée technique consacrée aux liens entre sols, climat et production, mêlant conférences, échanges et démonstrations.
Jeudi 15 janvier, agriculteurs et partenaires se sont retrouvés chez Lemken France, à Boigny-sur-Bionne (Loiret), pour une journée technique consacrée aux liens entre sol, climat et production. Conférences, échanges et démonstrations ont rythmé la matinée, avec un fil conducteur : mieux comprendre le fonctionnement des sols et les leviers mobilisables à l’échelle des parcelles. Une séquence était consacrée à la nutrition des cultures et aux biofertilisants, présentée par Agronutrition.
Accueillis au sein du showroom de Lemken, les participants ont évolué dans un environnement directement connecté au terrain. Les interventions se sont succédé au milieu des matériels exposés, favorisant les échanges autour des pratiques culturales, des équipements et des choix techniques. Des démonstrations ont complété les présentations, permettant d’illustrer concrètement les solutions évoquées au cours de la matinée.
Sols et carbone, des équilibres à construire
La journée a permis de revenir sur les enjeux liés au carbone et au fonctionnement des sols. Les intervenants ont rappelé que la fertilité repose sur un ensemble d’équilibres, mêlant structure physique, activité biologique et disponibilité des éléments nutritifs. Les démarches engagées autour du carbone ont été replacées dans ce cadre agronomique, avec l’idée de trajectoires construites sur plusieurs années, à l’échelle des exploitations.
Les échanges ont souligné l’intérêt de croiser analyses de sol et observation des parcelles pour suivre l’évolution des pratiques. La connaissance du terrain reste un élément central pour interpréter les résultats et adapter les itinéraires techniques.
Comprendre les besoins des cultures
La séquence animée par Agronutrition a apporté un éclairage sur la nutrition des plantes. Les présentations ont rappelé que les cultures expriment des besoins globaux sur l’ensemble de leur cycle, mais aussi des besoins concentrés à certains stades. À des moments clés comme la montaison, la floraison ou la nouaison, les prélèvements en éléments nutritifs augmentent et conditionnent le rendement et la qualité des productions.
Dans ce contexte, la nutrition foliaire a été présentée comme un levier complémentaire à la nutrition du sol. Son utilisation vise à répondre à des besoins identifiés, en tenant compte des capacités d’absorption de la plante et des conditions d’application.
Des conditions d’efficacité à maîtriser
Les échanges ont insisté sur les facteurs qui conditionnent l’efficacité d’une application foliaire. La rétention du produit sur la feuille, la pénétration des éléments appliqués et leur mobilité dans la plante constituent des paramètres déterminants. Le choix des formulations, la solubilité des produits, le pH de la solution et le respect des doses recommandées ont été rappelés comme des points de vigilance.
Des co-formulants ont été présentés, notamment les lignosulfonates, issus du bois. Leur rôle concerne la qualité de la pulvérisation, l’homogénéité de la répartition sur le feuillage et la limitation des pertes par lessivage. Ces éléments contribuent à sécuriser l’efficacité des apports.
Biofertilisants et vie du sol
La présentation s’est poursuivie avec un focus sur les biofertilisants et leur place dans le fonctionnement biologique des sols. Les intervenants ont rappelé le rôle des micro-organismes dans la dégradation de la matière organique, la structuration du sol et la mise à disposition progressive des nutriments pour les cultures.
Un exemple a été détaillé avec un produit issu de champignons de type Trichoderma harzianum. Les éléments présentés ont mis en avant son action sur la dégradation de la matière organique, la régulation et la libération des nutriments, ainsi que l’amélioration de l’activité microbiologique. La colonisation de la rhizosphère fait partie des mécanismes évoqués, avec un impact recherché sur la structure du sol et la disponibilité du phosphore.
Les échanges ont replacé ces solutions dans les objectifs poursuivis par les agriculteurs : accompagner la croissance des cultures, améliorer l’efficacité des apports, limiter les pertes et répondre aux attentes environnementales et réglementaires. Ces leviers s’inscrivent dans une approche globale.
Matériels et démonstrations
Tout au long de la matinée, les interventions ont alterné avec des présentations de matériels et des démonstrations. Des échanges ont également porté sur les variétés de maïs, sur les programmes de protection en grandes cultures et cultures industrielles, ainsi que sur la gestion des ravageurs en betteraves sucrières.