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Portrait
Louis Defer, objectif photographie

Louis Defer est photographe professionnel à Blois (Loir-et-Cher). Il a découvert cette ville presque par hasard, au fil de ses prises de vue, qu’il compose comme de véritables histoires.

© Thierry Bourgoin

La passion pour la photographie lui est arrivée comme un flash dans sa vie. Louis Defer a commencé à s’y intéresser grâce à un cadeau de ses parents en 2007. « Je me souviens de ce boîtier que mes parents m’ont offert. Ma passion s’est ensuite développée progressivement à partir de ce moment », se souvient le photographe professionnel. De photo en photo, le jeune Louis a toutefois d’abord suivi un cursus scolaire classique, jusqu’à l’obtention d’un diplôme d’ingénieur à la fin de ses études.

Des histoires photographiées

En 2016, il décide de franchir le pas et de lancer son activité après une formation auprès de l’Ina (Institut national de l'audiovisuel), avant d’investir un local en plein cœur de Blois (Loir-et-Cher). Lorsqu’on lui demande de retenir une image parmi les innombrables prises de vue qu’il a réalisées, une en particulier lui revient en mémoire : « J’aime beaucoup cette photo du pont Jacques-Gabriel que j’ai prise un jour de novembre. Elle est presque intemporelle, en noir et blanc, avec la brume et un bateau qui semble perdu sur la Loire. Elle raconte une histoire », sourit-il en se remémorant l’instant.

Des histoires, c’est justement ce qu’il cherche à raconter à travers chaque portrait qu’il réalise et chaque photographie qu’il prend. Au-delà de la technique, c’est un métier où l’humain occupe une place essentielle, comme il aime à le rappeler : « Quand des gens me sollicitent, je leur pose des questions, je leur demande ce qu’ils recherchent. Nous construisons leur projet et leur portrait ensemble ».

Technique du collodion humide

Passionné d’Histoire, il décide en 2020, en pleine période Covid, de se lancer dans les portraits au collodion humide, un procédé photographique né entre les années 1850 et 1900 qu’il fait aujourd’hui revivre. Le procédé consiste à étaler une solution de coton-poudre sur une plaque de verre ou de métal, puis à la sensibiliser au nitrate d’argent afin d'obtenir un cliché unique sur fond noir. « Je réalise ces clichés avec une chambre photographique de la fin du XIXe siècle. À une époque où nous sommes saturés d'images trop soignées, voire générées par l'intelligence artificielle, cette technique permet d'apprécier un objet unique, produit de façon artisanale, avec ses imperfections et son aspect inimitable. Il n’y a pas de retouches possibles, c’est comme un petit miracle lorsque les images apparaissent ».

L’objectif braqué sur l’avenir

Installé à Blois depuis bientôt dix ans, le photographe confirme son attachement à son studio et à son métier, tout en réfléchissant à faire évoluer sa stratégie face aux problématiques de fréquentation du centre-ville.

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