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L’Ozanne sous tous les profils

le bassin versant de l’Ozanne doit faire l’objet d’attentions particulières.

Désormais, tout le monde est d’accord sur ce point : le bassin versant de l’Ozanne doit faire l’objet d’attentions particulières. Une étude menée par la chambre d’Agriculture d’Eure-et-Loir entre 2008 et 2011 a relevé qu’il était possible de limiter le transfert de désherbants dans les sols en respectant un certain nombre de préconisations. Depuis, les coopératives et négoces du secteur se sont mobilisés aux côtés de la chambre consulaire pour sensibiliser les agriculteurs du secteur. Mais nombre d’entre eux le sont déjà, comme Stéphane Raimbert, sur la parcelle de qui se déroulait la première visite .Dans ce cadre, les prescripteurs ont organisé le 18 septembre à Yèvres, puis à Miermaigne, deux visites de profils de sols. D’abord parce que Thierry Savoie et Daniel Lorgeoux sont toujours heureux de commenter ces profils — le premier, agronome de la chambre, s’est plu à rappeler le passé tropical du climat qui régnait là il y a quelques dizaines de millions d’années, responsable de la formation de l’argile à silex tandis que le second, agronome à la Scael, a considéré les aspects agronomiques de ces profils. 

Et ensuite parce que pour pouvoir adapter les conseils des prescripteurs à la singularité de ses parcelles, il convient de savoir de quoi il retourne. Sur ce point, les deux agronomes se sont accordés sur le lessivage d’un certain nombre de composés chimiques de ces sols — azote, souffre, calcium, magnésie, potasse… — qui engendrent leur acidification. « Ça a un coût, une demi-tonne de calcaire par an et par hectare », a précisé Daniel Lorgeoux, ajoutant : « mais cela fait partie de la dette à payer pour être là… »

Mais l’enjeu primordial pour appliquer les prescriptions est de connaître la réserve utile de ses sols. En effet, le lessivage est d’autant plus important que la réserve utile est pleine. Or cette réserve utile varie d’un type de sol à l’autre. Elle est ainsi plus importante dans les limons profonds que dans les terres caillouteuses. C’est pourquoi les prescripteurs fournissent désormais aux agriculteurs un bulletin hebdomadaire de suivi de la réserve utile du bassin selon le type de sol et un référentiel qui permet de les identifier (voir encadré).

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