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Portrait
Lucile Sanders, luthière passionnée

Luthière dans les Yvelines, Lucile Sanders, appelée Luciluth, fabrique et répare des instruments à cordes frottées. Elle a lancé son entreprise il y a quatre ans.

Passionnée de musique et d'activités manuelles, Lucile Sanders a su très jeune qu'elle voulait devenir luthière et donc fabriquer des instruments de musique, en l'occurrence des instruments à cordes frottées (violon, alto et violoncelle). En mélangeant son prénom et son activité, elle a choisi d'appeler son entreprise Luciluth lors de son lancement en octobre 2021. Depuis, elle passe de nombreuses heures à fabriquer et réparer des instruments, mais aussi à réparer des archets (la baguette qui sert au frottement des cordes), ainsi qu'à personnaliser les instruments, dans son atelier des Yvelines.

Instruments sur mesure

« En plus de la lutherie et de l'archèterie, je fais aussi de la sculpture et de la marqueterie pour rajouter des décorations avec des plaquages de bois et de nacre, précise la jeune femme. À terme, j'aimerais ne faire que la fabrication d'instruments. Ce que j'aime le plus, c'est fabriquer et personnaliser les instruments en les travaillant avec le client pour qu'ils soient à leur image ».

Pendant ses premières années d'activité, Luciluth a fait beaucoup de réparations, mais le bouche-à-oreille faisant son office, elle est de plus en plus contactée par des musiciens professionnels pour fabriquer des instruments sur mesure. Ce sont des instruments qui coûtent cher et prennent du temps : 8 000 euros pour un violon sans décoration avec trois à quatre mois de travail à temps plein, jusqu'à 25 000 euros pour un violoncelle avec six à huit mois de travail à temps plein. « C'est un métier où il faut beaucoup de patience et de persévérance. En lutherie, nous sommes à moins d'un dixième de millimètre près », explique Lucile Sanders.

Au-delà de la spécificité manuelle, le travail de l'oreille est très important. Chaque instrument est différent selon les morceaux de bois utilisés. « Pour qu'un violon sonne bien, il faut que j'accorde le bois à certaines notes selon sa densité, sa résonance, etc. »

Un métier manuel et musical

Lucile Sanders pratique le violon depuis son enfance. « J'aime beaucoup le son de cet instrument particulièrement élégant », dit-elle. Dès l'âge de 12 ans, la future luthière commence à se préparer pour sa future carrière. « Je voulais un métier à la fois manuel et musical. Je ne voulais pas séparer ces deux côtés de moi, donc c'est le métier parfait », raconte la luthière. Et d'ajouter : « J'ai appris la sculpture sur bois, toujours fait plein de choses manuelles et de la musique. » Après son baccalauréat, elle rentre à l'École nationale de lutherie de Mirecourt (Vosges) dans une promotion de dix élèves. Elle y passe quatre ans avant de se former en marqueterie à l'École Boulle à Paris, puis travaille en tant qu'employée. Et finalement elle se met à son compte une fois entrée dans la trentaine. « C'était l'objectif, je voulais d'abord avoir de l'expérience », affirme celle qui touche à son « rêve ultime » : avoir des commandes d'avance de façon régulière pour se consacrer à la fabrication.


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