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Ludovic Giry : « Tirer les éleveurs vers le haut »

L’Adal a tenu son assemblée générale le jeudi 26 mai à Bellegarde : Ludovic Giry, le président de l’association, répond à nos questions.

Ludovic Giry : « Nous sommes sur la bonne voie. »

L’Association des Aviculteurs du Loiret a tenu son assemblée générale le jeudi 26 mai à Bellegarde, salle de l’Amitié. La réunion fut l’occasion de dresser un bilan de l’année écoulée et de réfléchir à l’avenir. Un exposé technique figurait également à l’ordre du jour (lire l’encadré). À l’issue des travaux, Ludovic Giry, le président de l’Adal, a répondu à nos questions.

Loiret agricole et rural : Quels ont été les temps forts de l’association au cours de l’année écoulée ?

Ludovic Giry : Il y a eu une journée dite régionale mais portée par l’Adal et la Chambre d’agriculture du Loiret. L’évènement, qui était consacré au paillage, a rassemblé une cinquantaine d’éleveurs. Au-delà de l’aspect filière, il y a une demande des éleveurs sur les questions technico-économiques. Conséquence : l’Adal essaie de se recentrer sur ses premières missions. D’où le groupe de progrès dindes. Sur la base d’échanges en petits groupes. Une démarche qu’on essaie de développer en poulet label. Objectif : tirer les éleveurs vers le haut. Il y a également eu une série de communications autour du plan de relance avicole. On commence à voir des projets émerger. L’objectif fixé n’est pas encore complètement atteint mais on y tend : c’est plutôt bon signe. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas vu autant de jeunes désireux de s’installer sur des ateliers existants ou en création.

LAR : Quelles seront les priorités de l’Adal pour l’année 2016-2017 ?

L.G. : Poursuivre la communication de l’association et de la filière à destination des éleveurs et de l’extérieur. Une journée technique sera mise sur pied. Nous n’en avons pas encore défini le thème. Nous ne savons pas non plus si elle aura lieu dans le Loiret. Il y aura des journées de formation et le groupe de progrès dinde continuera. Nous relancerons le groupe de progrès label. Nous prévoyons de créer un groupement d’achats ciblé sur un ou deux produits : du matériel d’élevage pour les poussins que les trois quarts des éleveurs utilisent. L’Adal est au service des adhérents et de la filière. Objectif : apporter un plus technique et économique.

LAR : Pour les années à venir, quels sont les objectifs de la filière ?

L.G. : L’abattoir de Blancafort (NDLR : dinde standard) recherche 90.000 m2 de bâtiments supplémentaires pour les cinq ans à venir. Au cours de la première année, nous avons réalisé environ 8.000 m2 : cela fera boule de neige. En label, l’objectif est de 20.000 m2.
Sur trois ou quatre opérateurs : LDC, Glon-Sanders, Duc et Auvray. En 2015, il s’agissait de créer une dynamique : nous sommes sur la bonne voie. L’objectif sera difficile à atteindre mais le challenge est motivant !

Il a dit…

Ludovic Chossat : « Sécuriser le tube digestif »

La partie technique de la réunion portait sur le fonctionnement du tube digestif en volaille avec un exposé de Ludovic Chossat, ingénieur alimentation chez INZO : « Le tube digestif abrite une flore bactérienne. Or, parfois, des déséquilibres se produisent dont l’une des causes est l’aliment. Le déséquilibre du tube digestif provoque une augmentation des bactéries pathogènes au détriment des bactéries bénéfiques avec, pour conséquence, la production d’entérite. D’où une moins bonne digestion et une inflammation du tube digestif. Les villosités intestinales seront dégradées et il faudra les reconstruire. D’où l’idée de limiter ces entérites pour avoir de meilleures performances et moins d’antibiotiques. Les solutions : améliorer la digestion de l’aliment en travaillant sur les matières premières qu’on choisira, en mettant des enzymes. Deuxième axe : travailler sur la taille des particules. Quand on a de grosses particules, le gésier travaille plus. Or un gésier qui travaille plus, c’est un tube digestif qui fonctionne bien. D’où des aliments mieux digérés. Troisième axe : attaquer directement les flores pathogènes en utilisant des huiles essentielles, des probiotiques, des prébiotiques, des acidifiants ou des additifs à base d’argile et de cuivre activés. Un probiotique, ce sont des micro-organismes vivants bénéfiques : on en redonne à l’animal, ce qui prend la place des bactéries pathogènes. Certains produisent des substances naturelles ayant des vertus antibactériennes : elles détruisent les bactéries pathogènes. Un prébiotique est un sucre utilisable uniquement par la bonne bactérie : en donnant ce sucre, on stimule la production des bonnes bactéries. La digestion de l’aliment est quelque chose de complexe. Mais beaucoup de leviers sont mis en place pour sécuriser le tube digestif. Grâce à notre station de recherche, on propose de nouvelles voies d’amélioration pour sécuriser le tube digestif des volailles. »

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