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«  Maintenir une viticulture dynamique  »

La Fédération des associations viticoles de Loir-et-Cher (FAV 41) a tenu son assemblée générale le 23 octobre à Monthou-sur-Bièvre. L’occasion de dresser un bilan et d’évoquer les défis.

Initialement prévue en avril et reportée en raison de la crise sanitaire, l’assemblée générale de la Fédération des associations viticoles de Loir-et-Cher (FAV 41) s’est tenue vendredi dernier à Monthou-sur-Bièvre. La présentation du rapport d’activité et des comptes était donc décalée dans le temps car relative à 2019.

Il y a un an et demi, François Cazin a succédé à Dominique Girault à la présidence de la structure.

L’intéressé a déclaré  : «  L’engagement pour le collectif est primordial pour la viticulture dans notre département. L’économie viticole doit être reconnue. (…) Il me semble important, au-delà de nos différences ou appartenances, de nous retrouver sous une bannière commune. Ce dénominateur commun, c’est la Fédération départementale, dont le rôle est de débattre de tous les sujets horizontaux liés à notre activité. La richesse de ce département avec sa diversité d’appellations, associée à sa renommée touristique, nous conforte pour afficher la viticulture comme patrimoine historique.  »

Il poursuit : «  Le développement de l’œnotourisme, en lien étroit avec la gastronomie, la promotion et l’image porteuse de nos vins au-delà de nos frontières, doit nous encourager à maintenir une viticulture dynamique et durable  ».

François Cazin a évoqué plusieurs défis  : «  Promouvoir une consommation responsable avec une communication positive sur le vin à travers l\'image Val de Loire et s’inscrire dans la transition écologique. Notre viticulture est à un tournant, notamment concernant les pratiques d’entretien du vignoble. Nous devons anticiper ces adaptations pour préserver la rentabilité de nos entreprises. L’influence du changement climatique sur la conduite de notre vignoble sera également à prendre en considération  ».

L’orateur n’a pas omis l’aspect économique  : «  La crise structurelle que nous traversons a été occultée par la crise conjoncturelle de la Covid-19. Son impact parfois violent a désorganisé la trésorerie de nombreuses exploitations. Cependant, je reste persuadé qu’il n’y a pas trop de production en Loir-et-Cher et en Val de Loire. Nous devons nous doter des bons outils pour réguler l’offre et garantir une rentabilité aux vignerons quels que soient les aléas, climatiques ou économiques. Par ailleurs, la bonne gestion de nos domaines et de nos différents segments (Appellation d’origine contrôlée, Indication géographique protégée et Vins sans indication géographique) passera par des engagements forts en termes de surfaces, de rendements et de volumes mis en marché  ».

François Cazin a conclu  : «  Nous avons un excellent millésime 2020 dans nos chais. Les vendanges se sont déroulées dans de très bonnes conditions. La qualité est au rendez-vous. Espérons que nous retrouverons en 2021 une commercialisation à la hauteur de nos ambitions  !  ».

Olivier Joly

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