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Maintien, à cinq ans, des ateliers bovins allaitants en Loir-et-Cher

Selon une enquête menée dans six départements, 66 % des éleveurs de bovins allaitants sondés souhaitent maintenir la production à cinq ans.

Du 16 juillet au 15 octobre, une enquête a été réalisée sur six départements et deux cents exploitations avec un minimum de trente vaches allaitantes, prises au hasard.

L’objectif de ce diagnostic régional était de recenser les moyens de production, les capacités d’évolution et les capacités de production à cinq ans, de capter les orientations stratégiques des exploitations et d’identifier les besoins d’accompagnement pour les changements envisagés.

En Loir-et-Cher, quatre groupes se dessinent : 11 % pensent arrêter l’élevage de bovins allaitants, 3 % veulent diminuer la production, 66 % la maintiennent et 20 % l’augmentent avec une volonté d’intensifier l’élevage.

Ces chiffres montrent bien que des besoins d’investissement en bâtiments seront nécessaires. Sans pouvoir affirmer qu’un lien de causalité existe, on remarque que le groupe « arrêt » possède de petits cheptels et une SAU assez importante. 

L’étude révèle également que 71 % des exploitants dans le groupe « maintien de la production » pensent que le volume de travail sur l’année est « trop important », quand 65 % disent qu’il est équilibré. « Le volume de travail n’est donc pas un frein à la volonté de poursuivre l’élevage », note la conseillère Aurore Piezel.

Pour les quatre groupes, les pics de travail se situent à 57 % sur le vêlage, 49 % sur les récoltes de fourrages, 46 % sur les semis de cultures, 26 % sur les récoltes de cultures ou encore 17 % sur la mise en bâtiments.

Pour gérer ces pics, le groupe « maintien de la production » utilise plusieurs outils :  outils plus performants à plusieurs (82 %), mécanisation (78 %), nouvelles technologies (60 %), gestion technique (50 %), augmentation du personnel temporaire (34 %)…

Dans l’ensemble, la plupart des sondés n’utilisent pas de service de remplacement ou de groupement d’employeurs.

Dans la partie sur la production de l’exploitation, la vente des produits se fait à 58 % au négociant, 48 % au groupement de production, 28 % en vente directe, 17 % au boucher, 14 % à d’autres éleveurs, 8 % par un contrat avec un abattoir.

Ceux appartenant au groupe « arrêt » n’utilisent ni le circuit de vente directe, ni celui du boucher et ni celui du groupement de production. De même, le groupe « maintien » est beaucoup plus équipé que les groupes « arrêt » et « diminution » : caméra, détecteur de vêlage, mélangeuse…

Dans l’ensemble, cette étude met en lumière que les préoccupations sont liées aux charges de production (alimentation et sanitaire) et, surtout, qu’il y a une volonté de la part des éleveurs de maintenir leurs ateliers bovins allaitants dans le département.

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