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Michel Letteron, photographe au naturel

Sensible à son environnement proche, Michel Letteron aime montrer, en toute simplicité, au travers de ses clichés, la beauté de la nature qui se trouve juste à côté, pour ceux qui n’ont pas le temps ou pas le regard...

Agé de soixante-dix ans, Michel Letteron consacre sa retraite à photographier la jolie nature loir-et-chérienne.

Attiré par les arts plastiques et la photographie, il se voit offrir à l’adolescence un appareil, un kodak brownie flash, par son grand-père pour aller faire de la photo avec son père lui aussi photographe amateur.

« Je ne sais pas peindre, je ne sais pas dessiner, donc je fais autre chose. La photo pour moi c’est un autre œil qui me permet d’aller plus loin que la vue générale. On voit un arbre, mais on ne voit pas l’écorce… Mon but est de voir quelque chose que quelqu’un n’a pas vu… Pas besoin de gros objectif… Le regard suffit pour voir ce qu’on a envie de voir…   »

Parisien de naissance, cet ancien vendeur de materiel audiovisuel a quitté la capitale en 1979, avec sa femme et ses deux enfants, pour s’installer en Languedoc-Roussillon.

Puis quelques années en Bretagne… Avant de rebrousser chemin pour Paris, « Mais ce n’était plus comme avant… ».

En 1999, il fait le choix de s’installer en Loir-et-Cher : « j’ai voulu me mettre au vert. Peut-être mon côté soixante-huitard ?… Les enfants partis, j’ai eu une envie de campagne, de vivre plus simplement et trouver un autre métier. À Boursay il y a un climat favorable à la création. Je m’y plais. J’y suis depuis dix-neuf ans, où je prends le temps de retaper une vieille ferme lorsque que je ne suis pas l’œil sur l’objectif ».

Dans les années 2000, Michel Letteron participe à la création de la Maison botanique avec Dominique Mansion et d’autres bénévoles. « Cela m’a donné l’occasion et la chance d’avoir un relationnel en rapport avec mon choix de vie. J’ai eu l’occasion de voir autrement la nature, de la voir bouger, de voir ses détails... »

Dans ce contexte et à force de « bidouiller ses petites idées », cet autodidacte de la photographie, sensible aux nombreux détails invisibles au premier regard qu’offre la nature, en l’occurrence les écorces des arbres, s’est lancé pour exposer ses œuvres : « Les photos prises près de chez moi cet hiver non plus rien avoir avec la visualisation de ces écorces aujourd’hui... ».

Enjoué et volontaire, il espère, au travers son exposition « l’écorce dans tous ses états » (jusqu’au 16 octobre à la Maison botanique), transmettre sa sensibilité en toute simplicité.

« L’écorce, partie visible de l’arbre, recèle des graphismes et des couleurs insoupçonnés au premier regard. Par mes photographies, je livre quelques-uns de ses secrets déconcertants », explique-t-il.

Après l’écorce, Michel Letteron a le projet de se focaliser sur les mains : « Écrivain, peintre, sculpteur, potier, musicien, agriculteur, chacun travaille avec ses mains, chacun est marqué par l’usure manuelle où transparaît le vécu ».

Optimiste aimant le relationnel, ce retraité n’est pas prêt de s’ennuyer !

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