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Moisson en Loir-et-Cher : une année culturale chaude et un hiver peu marqué

La chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher a proposé un bilan de moisson le 17 juillet à Blois. Dans l’ensemble, les rendements sont plutôt corrects.

Le 17 juillet, à Blois (Loir-et-Cher). La chambre d’Agriculture 41 a fait un bilan de la moisson 2015.

2015 est une année record en poids spécifique sur les principales cultures. Selon le bilan de moisson proposé par la chambre d’Agriculture de Loir-et-Cher le 17 juillet à Blois, ils sont bons en orge d’hiver et escourgeon, très bons en blé tendre, corrects à très bons en blé dur.

Cette année, les rendements sont globalement très hétérogènes selon les types de sols. En orge d’hiver et escourgeon, le rendement moyen est de 65-70 quintaux, en légère baisse par rapport à 2014.

Le blé dur est valorisé dans les terres argilo-calcaires avec une moyenne de 70-75 quintaux. Ce rendement moyen est aussi celui du blé tendre malgré certaines parcelles affectées par le piétin échaudage à cause de la sécheresse.

La chaleur a eu un impact négatif sur les rendements en pois. En effet, cette année culturale a été chaude et a connu un hiver très peu marqué.

Un épisode de fortes pluies a eu lieu fin avril-début mai (deux fois 35 mm au nord Loire et 120 au sud Loire) puis la sécheresse s’est installée (7 à 15 mm de pluie en juin au lieu de 50 habituellement).

Par conséquent, le déficit hydrique atteint 230 mm d’eau au 15 juillet. Cette hygrométrie faible a entraîné des feux de récolte et de chaumes détruisant plus de huit cents hectares dans le département.

Les moissons ont débuté à une date normale, autour du 20 juin pour les orges, mais elles se sont terminées plus tôt que la normale, autour du 20 juillet.

Côté légumes, les cours se sont maintenus en asperges vertes et blanches mais la production est moyenne à mauvaise en cette année tardive à cause d’un climat perturbé au printemps.

Pour les poireaux, l’année est médiocre au niveau des prix (concurrence forte et chute de la consommation). L’inquiétude sur l’avenir de la filière se fait sentir puisque certains ateliers du département ont pris la décision de fermer et d’autres de réduire leur surface plantée. 

Les fraises en jardins suspendus sont de bonne qualité et seules les pluies de début mai ont perturbé la partie fraises en sol.

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