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Portrait
Morgane Tellai, une cheffe qui veut transmettre

Installée dans les Yvelines, Morgane Tellai développe son activité de cheffe à domicile en parallèle de son foodtruck de sandwiches à la puccia, un pain italien.

© C.Y. - Horizons

La Défense n'a plus de secret pour Morgane Tellai. Elle y a longtemps travaillé dans l'informatique : « Ça me plaisait énormément, sauf que j'étais frustrée de ne pas faire ce qui me passionnait ». Désormais, c'est avec son Puccia Foodtruck qu'on peut la retrouver. Il y a bientôt dix ans, l'Yvelinoise décide de se reconvertir dans la restauration, une passion depuis l'enfance.

Street-food du monde

Le goût de la cuisine lui vient de son père : un autodidacte capable de créer « une sauce géniale sans aucune base ». Le jeu de l'enfant était d'identifier les épices et les aromates utilisés, une manière d’éduquer son palais et de développer une véritable curiosité pour les saveurs. Pourtant, elle s'oriente vers des études classiques, sans jamais renoncer à sa passion et s'intéresse aux cuisines du monde, en particulier la street-food. Avant de se lancer, elle enchaîne en une seule année des services en foodtruck, des formations de cuisine et de gestion, tout en montant son entreprise. « Je ne voulais pas prendre trop de risques et j’étais fan de street-food », raconte-t-elle pour expliquer son concept. Et de détailler : « J’avais toutes les recettes, mais je n’avais pas le pain ». Son choix se porte sur la puccia, un pain originaire des Pouilles en Italie découvert lors d'un voyage. « L'objectif n'était pas d'être la seule à en faire, mais d'être le premier foodtruck à le faire », précise-t-elle.

Depuis, le produit se démocratise peu à peu en France à sa grande satisfaction. Pour la sélection d'aliments, « ça ne peut pas dépasser la France sur le frais ». Elle préfère par exemple acheter son jambon ou même sa mozzarella en France plutôt que de l’importer. Seule la puccia, encore difficile à trouver, est transalpine.

Sur mesure et ateliers

Depuis près d'un an, Morgane Tellai a développé une activité de cheffe à domicile à Paris et dans les Yvelines. « Je ne suis pas traiteur », note celle qui intervient pour des groupes de deux à douze personnes. Dîner en amoureux, anniversaire, repas familial ou simplement pour retrouver chez soi l’expérience d’un restaurant, toutes les raisons sont bonnes pour faire appel à la cheffe. « C’est complètement sur mesure », insiste celle qui vient cuisiner directement chez ses hôtes. Les menus peuvent aller de la cuisine familiale à celle gastronomique. Ce qui l'intéresse, c’est de rencontrer des profils variés et de mieux connaître leurs personnalités.

Elle propose également des ateliers de cuisine, généralement pour six personnes, toujours avec l'envie de transmettre. La cheffe a d'ailleurs créé un compte Instagram (@cheffie.fr) pour partager ses créations. « Je veux nourrir la tête plus que l’estomac », résume-t-elle, à la recherche d'une cuisine « fine, équilibrée et savoureuse, qui donne envie d’y revenir ».


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