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Moulins Bourgeois : des installations novatrices

Les nouvelles installations des Moulins Bourgeois, de l’ensachage au chargement du camion, sont automatisées.

Verdelot, jeudi 9 juin. Des robots récupèrent les sacs ou les palettes commandées au moment du chargement des camions.
Verdelot, jeudi 9 juin. Des robots récupèrent les sacs ou les palettes commandées au moment du chargement des camions.

Moulin familial, aujourd’hui dirigé par la quatrième génération de Bourgeois — David et Julien — l’entreprise Bourgeois, située à Verdelot, est orientée vers la boulangerie familiale.

« Nous essayons d’être acteur local avec des blés 100 % français et au maximum locaux : Brie, Beauce, Hauts-de-France et Champagne-Ardenne. Le blé provient à 80 % de coopératives », explique Julien Bourgeois, dont la clientèle reste locale (livraison directe d’artisans dans un rayon de 250 km).

Les moulins Bourgeois comptent également quelques clients à l’export sur un marché de niche haut de gamme : le pain à la française, en Europe, en Chine et en République dominicaine.

L’entreprise dispose d’installations modernes : un moulin à cylindre redémarré en 2011 suite à un incendie dont la capacité est de 450 tonnes/jour de farine soit la transformation de soixante mille tonnes de céréales par an. Et un moulin plus petit (avec une capacité de 24 tonnes/jour), à meule, dit moulin du Petit-Morin utilisé pour la fabrication de farines biologiques, au sarazin, seigle, épeautre et engrain (petit épeautre).

Et depuis le début de l’année, les différentes étapes, de l’ensachage au chargement du camion en passant par la mise en palette, sont automatisées.

Ces installations novatrices ont été inaugurées le 3 juin en présence de la sous-préfète de Provins, Évelyne Guyon, et de nombreux élus et représentants de la profession agricole.

En effet, suite à un changement de réglementation limitant le poids des sacs à porter à 25 kg — et non plus à 40 comme auparavant —, David et Julien Bourgeois ont dû revoir entièrement leur chaîne de logistique.

Trois ans se sont écoulés entre le début des études et la mise en œuvre effective. Des évolutions de postes ont été nécessaires : les anciens chargeurs sont ainsi devenus des conducteurs de ligne.

L’ensachage est réalisé via deux lignes distinctes qui fonctionnent respectivement à 900 et 600 sacs/h.

Puis au moment de charger les camions, les robots prennent les sacs en fonction des commandes en sens inverse des livraisons, une étape importante qui emploie quarante personnes sur les 95 salariés de la société.

Très orientée vers la qualité des produits, l’entreprise propose des services à ses clients : six boulangers démonstrateurs les accompagnent dans la réalisation du meilleur pain possible et un atelier-fournil propose tout un module de formation de la fabrication à la vente.

Environ 350 stagiaires sont ainsi formés gratuitement par les moulins Bourgeois.

« Les aspects services sont importants, l’artisanat étant le cœur de notre métier. Nous incitons nos clients à faire du fait maison. On propose aussi une gamme de produits de toastage prêts à être incorporés. Pour faire une farine de qualité, il est nécessaire de sélectionner ces matières premières et de les mélanger à l’image du vigneron qui réalise un assemblage de cépages. C’est le premier métier du meunier », insiste Julien Bourgeois.

Et de préciser : « La recherche et développement est primordiale. Nous essayons d’être en amont sur les nouvelles variétés pour qu’il y ait un travail de filière. »

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