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MSA Berry-Touraine : bien plus qu’une protection sociale

Les services de la MSA Berry-Touraine, dont l'accompagnement déployé lors des dernières crises agricoles, ont été mis en avant lors de l’assemblée générale du 7 avril, à Issoudun (Indre).

Mardi 7 avril, à Issoudun (Indre). Les cadres de la MSA Berry-Touraine ont fait le point sur les actions 2025. De g. à d. : Pascal Robert, premier vice-président, Anne-Sophie Latour, présidente, et Étienne Le Maur, directeur général.
Mardi 7 avril, à Issoudun (Indre). Les cadres de la MSA Berry-Touraine ont fait le point sur les actions 2025. De g. à d. : Pascal Robert, premier vice-président, Anne-Sophie Latour, présidente, et Étienne Le Maur, directeur général.
© © B.R.

La MSA Berry-Touraine a tenu son assemblée générale mardi 7 avril au Centre des congrès à Issoudun (Indre). Pour l'occasion, les cadres de la MSA Berry-Touraine ont fait le point sur les actions 2025.

Outre les élections MSA, induisant un renouvellement des équipes pour le mandat 2025-2030, il est à retenir, pour 2025, l’aboutissement de la réforme des retraites, dont l'application est effective depuis le 1er janvier 2026. « Le calcul de la retraite sur les vingt-cinq meilleures années était attendu depuis longtemps par la profession. Elle permet aux nouveaux retraités d’avoir une pension plus élevée », resitue Anne-Sophie Latour, présidente de la MSA Berry-Touraine.

Avec l’année 2025 s’achève le quinquennat budgétaire, « c’est-à-dire les moyens budgétaires alloués par les pouvoirs publics à la Caisse centrale de la MSA (CCMSA) pour son fonctionnement et ses actions de terrain », résume-t-elle. Les négociations pour les cinq années à venir sont en cours et elles s’annoncent tendues. « Depuis des années, le montant de l’enveloppe est revu à la baisse », note Étienne Le Maur, directeur de la MSA Berry-Touraine. En parallèle, les missions légales demandées à la structure sont de plus en plus larges et complexes « car le parcours de vie est moins linéaire qu’avant. De ce fait, les prestations sont multiples », ajoute-t-il.

En somme, la CCMSA, et par ricochet la MSA Berry-Touraine, doit faire plus et maintenir la qualité de ses services avec moins de moyens généraux, « dans un contexte de crise agricole, où les besoins de soutien à la profession sont plus élevés », souligne le directeur.

Santé, famille, retraite, vie quotidienne

Les cadres de la MSA Berry-Touraine ont rappelé que la MSA n’est pas qu’une structure garantissant la protection sociale de santé, à l’image de la CPAM pour les ressortissants du régime général. « La protection sociale à la MSA inclut la santé, la famille avec des prestations similaires à la CAF, la retraite, les cotisations, mais également les accidents de travail, les maladies professionnelles, la médecine du travail et la prévention des risques professionnels », énumère la présidente, appréciant « le fait que la MSA est un guichet unique ».

En plus de ces prestations dites légales, la MSA s’engage pour le territoire au travers d’actions sanitaires et sociales, dite extralégales, « cela prend la forme d’aide aux vacances, d’aide au retour à l’emploi, d’aide au répit, d’aide à domicile pour les seniors, de soutien d’urgence alimentaire, etc. », illustre le directeur.

La MSA Berry-Touraine œuvre au quotidien pour maintenir le maillage des territoires ruraux en cofinançant des structures d’accueil pour les plus jeunes, du type micro-crèche, consciente « qu’avec une méthode de garde de proximité, les communes rurales conservent leur attractivité », observe Patrick Robin, premier vice-président.

Se confronter aux difficultés du terrain

L’une des missions principales de la MSA est le soutien au monde agricole, dans les bonnes comme dans les mauvaises périodes, à l’image des dernières années. « À l’automne 2025, nous étions présents aux réunions de crise agricole portées par les syndicats, dans les trois départements en tant qu’OPA. Nous étions des deux côtés de la barrière : ceux pris pour cible car nous sommes préleveurs de cotisations, mais aussi ceux pouvant être sources de solutions en faisant du cas par cas », relate Anne-Sophie Latour. « Nous savions que nous allions en prendre plein la tête, mais on ne recule pas. Nous sommes là, même pour entendre ce qui ne fait pas plaisir. Cela nous permet de comprendre ce qui ne va pas, et de voir quel type d’accompagnement nous pouvons mettre en face », a complété Étienne Le Maur. Un échange apprécié par les participants de ces réunions, où la prise en note des problèmes particuliers de chacun a été appréciée et a permis de débloquer certaines situations.

La MSA Berry-Touraine se veut être un interlocuteur privilégié, tant sur le plan économique et financier que psychologique. D’ailleurs, depuis 2021, la MSA est mobilisée dans la prévention du mal-être agricole. « Cela se traduit par plusieurs types de prises en charge, comme l’aide au répit, l’aide au répit administratif, la ligne Agri écoute, le travail collaboratif avec la cellule Réagir pour accompagner les exploitations agricoles fragilisées », indique la présidente. Pour prévenir le mal-être agricole, la MSA peut compter sur son réseau Sentinelles, composé de bénévoles à l’anonymat préservé, vivant en milieu rural et formés à repérer les premiers signes de difficultés psychologiques.

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