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Murmures nocturnes au château

À la tombée de la nuit, les visiteurs déambulent dans le château royal de Blois (Loir-et-Cher) à la lueur de leur lampe torche.

Munis d’une lampe torche, les visiteurs du château royal de Blois (Loir-et-Cher) avancent dans l’obscurité… « Allez-y, venez, n’ayez pas peur... », invite la guide, Séverine à l’entrée des lieux.

Les premiers pas sont hésitants mais une fois dans la salle des Maçons, le groupe laisse ses lumières glisser sur chacun des murs. Au fil de la visite, du bout de ces lampes, on découvre des curiosités et des lieux insolites, on s’arrête sur les détails des tableaux, sculptures et autres faïences qui nous échapperaient peut-être lors d’une visite de jour.

Le château royal de Blois nous apparaît autrement.

De pièce en pièce, on s’immerge dans l’histoire de ce monument aux différentes périodes, du Moyen-Âge à l’époque classique. Dans la salle du roi, on est accueilli par une musique type Renaissance et, par là, dans la chambre de la reine, Catherine de Médicis elle-même — décédée à Blois — parle de ses petits-enfants.

À l’extérieur, un à un, les visiteurs entrent dans un endroit bien plus sombre encore, sur les hauteurs du château…

Ici, les lampes doivent rester éteintes : on se situe dans la tour Château-Renault datant du XIIIe siècle, là où a été enfermé le cardinal de Lorraine avant son exécution. Le temps suspend son vol. Puis, lumière rallumée, le retour dans le château est plus serein.

Cette visite guidée nocturne surprenante dévoile nombre d’anecdotes : les femmes n’hésitaient pas à s’épiler le front pour l’avoir bien dégagé, la volta s’apprenait dans la galerie du roi, le musée lapidaire expose les gargouilles des époques Louis XII et François Ier… Une visite à découvrir jusqu’au 4 mars.

Mais un conseil : surtout, n’oubliez pas votre lampe, il serait dommage de vous perdre dans les couloirs du château et d’y rester enfermé... pour le reste de la nuit !

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