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Nicolas Chaussier revient à la ferme après quinze ans en boulangerie

Issu d’une famille d’agriculteurs, Nicolas Chaussier s’est d’abord tourné vers la boulangerie-pâtisserie. Il en a fait son métier durant quinze ans, avant de reprendre la ferme.

L’histoire de Nicolas Chaussier est très originale. Issu d’une famille d’agriculteurs, il a d’abord travaillé en tant que boulanger-pâtissier avant de s’installer en agriculture.
L’histoire de Nicolas Chaussier est très originale. Issu d’une famille d’agriculteurs, il a d’abord travaillé en tant que boulanger-pâtissier avant de s’installer en agriculture.

C’est un parcours atypique, comme on en croise peu dans les campagnes. À 33 ans, Nicolas Chaussier vient de reprendre la ferme familiale et pour cela, il a quitté... fournil et laboratoire de pâtisserie !

Né dans une famille d’agriculteurs à Prunay-en-Yvelines, le trentenaire a grandi au milieu des champs et vécu ses premières moissons en couche-culotte.

Pourtant, à 17 ans, au moment de définir son orientation professionnelle, ses parents lui demandent de choisir une autre voie.

« La surface cultivée par mon père n’était pas énorme et compte tenu des difficultés de tous ordres rencontrées par le monde agricole, mes parents avaient peur pour mon avenir si je devenais agriculteur. Ils m’ont incité à faire un autre métier » raconte ce fils unique qui choisi alors la boulangerie-pâtisserie, avec une idée derrière la tête.

« Cette ferme, c’est mon histoire, celle de ma famille. Je n’ai jamais eu l’intention de la laisser tomber. Mon arrière grand-père est arrivé sans rien il y a presque un siècle, alors elle me tient beaucoup à cœur. J’ai choisi cette voie professionnelle, car je me disais que du blé à la baguette, il n’y avait qu’un pas et que cela serait peut-être un atout un jour pour revenir sur la ferme. »

Nicolas Chaussier devient alors boulanger-pâtissier, d’abord en tant que salarié, puis ouvre son propre commerce dans le sud des Yvelines.

« Dès que j’avais fini mon boulot, je fonçais à la ferme pour aider mon père. Je n’ai jamais lâché » insiste t-il.

Jusqu’à l’année dernière où, à force de travail et de persévérance, il réussit à reprendre une trentaine d’hectares supplémentaires qui lui donnent la possibilité de s’installer.

« La Safer Ile-de-France a été sensible à mon projet et a joué un rôle crucial dans mon installation en m’attribuant ses terres. C’est grâce à elle que mon projet de devenir agriculteur est devenu viable, et réalisable » tient à remercier celui qui adhère à Jeunes agriculteurs.

Depuis le 1er septembre, le père de Nicolas Chaussier a pris sa retraite et lui a pu s’installer avec une énergie et un optimisme débordants.

Cette semaine, il a même repris le chemin de l’école : « Je n’ai pas de diplôme agricole, alors je vais passer le BPREA ».

Et à propos de la crise que traverse le monde agricole, le jeune papa de deux garçons de vingt et six mois se veut combatif : « Je crois qu’on ne pourra pas voir pire que cette année, alors j’ai foi en l’avenir », avant de s’autoriser une note d’humour : « Il faut voir le côté positif, ça remet les pendules à l’heure, ça nous apprend à compter et surtout, cela crée une solidarité inédite entre les agriculteurs ».

Nicolas Chaussier qui connaît bien l’univers de la meunerie et de la boulangerie aimerait bien, un jour, parvenir à mettre sur pied un moulin collectif pour les agriculteurs locaux et lancer ainsi une filière de fabrication de pain.

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