Aller au contenu principal

Nolwenn Hauchemaille, la passion du fromage

Nolwenn Hauchemaille, aide-fromagère à la Ferme de Coubertin à Saint-Rémy-lès-Chevreuse (Yvelines), s'est spécialisée depuis un an dans le camembert.

Après avoir poussé la porte de la boutique fromagère située sur la Ferme de Coubertin*, à Saint-Rémy-lès-­Chevreuse ­(Yvelines), c'est derrière un étal de fromages de vache et de chèvre plus appétissants les uns que les autres que Nolwenn ­Hauchemaille apparaît.

À 22 ans, la jeune femme vous y accueille avec le sourire les après-midi en semaine, en vous proposant un petit saint-Rémy (la spécialité de la maison), un beau chèvre cendré, ou un assortiment de produits laitiers maison.

Mais le matin, c'est dans l'atelier de transformation situé derrière le point de vente de la ferme qu'elle officie.

Habillée des pieds à la tête comme il se doit par mesures d'hygiène et de sécurité, elle transforme quotidiennement le lait provenant des vaches de l'exploitation en fromages.

«  Je suis aide-fromagère depuis un an, explique-t-elle. Je suis plus spécialement chargée de fabriquer le camembert proposé ensuite en boutique  ».

À priori, rien ne la disposait à ce métier.

Elle raconte : «  Mes parents ne sont issus ni de l'agriculture, ni de l'alimentation, précise la jeune fromagère. Mais c'est la passion des animaux qui m'a conduit à faire tout d'abord une formation agricole en production animale puis de la transformation. Travailler le lait m'est venu naturellement, lors de mes stages en BTSA, puis BTS ACSE où j'ai notamment travaillé sur l'AOP picodon, un fromage de chèvre au lait cru qui se fabrique dans la Drôme.   »

Elle poursuit : «  C'est un vrai bonheur aujourd'hui que d'être capable de sortir de beaux fromages puis de voir comment ils sont appréciés par la clientèle. Mes parents sont sensibles à ce que je fais. Ils m'ont toujours encouragée, que ce soit dans le choix de mes études agricoles comme aujourd'hui dans celui de mon métier  ».

«  Dans le détail, en transformant le lait, je travaille sur du vivant, argumente Nolwenn ­Hauchemaille, et il faut veiller à une certaine régularité du produit. C'est un peu un métier de chimiste, comme me le fait souvent remarquer avec étonnement mon entourage. Avant toute transformation, on doit mesurer l'acidité du lait, l'amener à bonne température. Il faut ensuite y ajouter de la présure et des ferments pour obtenir du lait caillé ou coagulé. Le produit obtenu est alors tranché, égoutté et mis dans des moules, retourné puis affiné  ».

«  C'est un métier qui exige de bonnes qualités sensitives comme le toucher et, bien sûr, le goût. Le fromage dégage toujours un parfum qu’il faut savoir apprécier  », conclut la jeune femme.

Laurence Augereau

*La ferme de Coubertin est une exploitation familiale agricole composée d’un troupeau de 60 vaches laitières, veaux, 32 chèvres, qui fait partie des entreprises du Parc naturel régional de la Haute ­vallée de Chevreuse.

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

S'abonner
Pour profiter de l'intégralité du contenu de notre site Internet, recevoir votre journal papier dans votre boîte aux lettres…
Publiez votre annonce judiciaire et légale
Le journal Horizons dispose d'une plateforme en ligne dédiée à la saisie des annonces judiciaires et légales, accessible à tous…
Incendie : la nouvelle unité de production des chips Belsia détruite 📹
« En une heure, on n'a plus rien », se désespère Matthieu Maisons, les larmes aux yeux. De fait, il ne peut que…
Vendredi 22 mai, à Villemaury. Mathieu Peters (à d.) a expliqué tous les ressorts de la Frasem, entreprise qu'il dirige avec son père Frédéric.
Le comice de Châteaudun lancé par une série de visites sur le territoire
Les traditionnelles visites pré-comice Perche et Dunois se sont déroulées vendredi 22 mai. Une centaine de personnes a ainsi…
Mardi 9 juin, à Tréhet. Les bénévoles étaient sur le pont dès 8 h 30 pour commencer les préparatifs du comice agricole.
La préparation du comice de Tréhet est lancée
La préparation du comice de Tréhet (Loir-et-Cher), qui se tiendra principalement les samedi 20 et dimanche 21 juin, a débuté…
Le Smic est revalorisé à compter du 1er juin
À compter du 1er juin 2026, le Smic fait l’objet d’une revalorisation automatique de 2,41 %, portant le taux horaire brut à…
Publicité