Aller au contenu principal

Écotaxe.
« Nous ne voulons pas qu’on assimile les agriculteurs à des casseurs ! »

La manifestation qui devait avoir lieu le lundi 18 novembre est annulée. Jean Daudin, le président de la FDSEA du Loiret, explique pourquoi.

PHOTO N°379 :

Jean Daudin : « Peut-être faut-il replacer nos revendications dans un contexte plus économique. »
PHOTO N°379 :

Jean Daudin : « Peut-être faut-il replacer nos revendications dans un contexte plus économique. »
© Carole Galvez

Loiret agricole et rural : Pour quelles raisons la manifestation prévue le 18 novembre est-elle annulée ?

Jean Daudin : Nous avions fixé cette date-là car Jean-Marc Ayrault venait dans le département. Or, deux jours après que nous ayons annoncé une action, nous apprenions que le Premier ministre ne venait plus. Dommage car nous aurions pu lui porter nos problématiques et lui expliquer nos revendications. Intervient aussi la tournure prise, en huit jours de temps, par les évènements autour de l’écotaxe : le démontage de portiques, la détérioration de radars, etc. Face à l’ampleur médiatique et à la récupération politique, notre place dans ce type d’action n’est plus possible. Nos revendications demeurent. Mais nous ne voulons pas qu’on mélange les dossiers et qu’on assimile les agriculteurs à des casseurs !

LAR : Par quoi remplacez-vous cette manifestation ?

J.D. : Il y aura quelque chose. Peut-être faut-il replacer nos revendications dans un contexte plus économique. Nous réfléchissons à une action lors de laquelle nous pourrons réellement exprimer notre ras-le-bol de la pression fiscale de manière générale : taxes, charges, contrôles en tout genre, etc. Sous une forme restant à définir, cela pourrait associer d’autres acteurs de la vie économique ayant les mêmes contraintes que nous.

Ne pas se laisser entraîner

LAR : L’annulation de la manifestation est-elle motivée par la décision du gouvernement de suspendre l’écotaxe ?

J.D. : Non. Nous souhaitons que l’écotaxe soit supprimée pour le secteur agricole et agroalimentaire. Mais celle-ci n’est que la goutte d’eau qui fait déborder le vase. La multiplication des autres taxes peut nous faire autant de mal : l’augmentation de la TVA sur les engrais même s’il ne s’agit que d’une avance de trésorerie, la multiplication par cinq de la taxe Ecophyto, le projet d’une taxe relative aux bords de rivières et destinée à payer la police de l’eau, le durcissement des normes environnementales et des contrôles afférents. Tout cela conduit à une réelle exaspération des agriculteurs. Si, rapidement, il n’y a pas de décision pour soulager cette pression, il faudra que nous trouvions un mode d’action et que nous remontions au créneau. L’enjeu : défendre une position claire de l’agriculture du Loiret. Soyons responsables et ne nous laissons pas entraîner !

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

Dès le redémarrage de l'usine, l'entreprise proposera de multiples produits issus de la transformation du chanvre.
Prête pour un redémarrage au printemps, Gâtichanvre cherche des producteurs
Reprise à l'été 2021 par un agriculteur et entrepreneur eurélien, l'entreprise essonnienne Gâtichanvre devrait redémarrer d'ici…
Le 25 octobre, à Ouarville. Pour Alexandre Besnard, les débuts ont été difficiles mais la fin de saison ouvre de belles perspectives à La Tomate des frères Besnard.
La Tomate des frères Besnard est bien lancée
Pour faire le bilan de la première saison d'activité de La Tomate des frères Besnard, nous rencontrons Alexandre Besnard le 25 …
Sécheresse et chaleur ont engendré une baisse de la production d'oignons en Beauce. Sans irrigation, la situation aurait été catastrophique.
Oignons : des rendements en retrait mais l'irrigation sauve la récolte en Beauce
Pour faire le point sur la campagne oignons qui s'est achevée début octobre, nous rencontrons le président-directeur général de…
À Cergy (Val-d'Oise), lundi 28 novembre. De gauche à droite, Vincent Hornet, Audrey Chantepie et Florian Léchaudé décrivent leur quotidien difficile.
Les producteurs de la plaine maraîchère de Cergy en plein désarroi
Le long de l'Oise, la plaine maraîchère de Cergy (Val-d'Oise) compte huit producteurs qui exploitent environ 80 hectares. Depuis…
Afin d'offrir un abri à la faune sauvage, Philippine Allard a planté du Sinapis arvensis (moutarde des champs) en bout de champ.
Philippine Allard, cheffe d'exploitation
Agricultrice à Charsonville (Loiret), Philippine Allard veut valoriser la place de la femme dans les exploitations céréalières.
Le broyage de la paille est plus fin qu'avec les broyeurs montés originellement.
Redekop : mieux répartir les pailles et broyer plus fin
Dans notre nouveau dossier Moissonneuses-batteuses, nous proposons un focus (avec vidéo) sur le broyeur du constructeur canadien…
Publicité