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Open Agrifood : "l'alimentation, c'est nous tous !"

Cette année, l'Open Agrifood d'Orléans s'est tenu les 4 et 5 novembre. Cette 7e édition a été marquée par la crise sanitaire puisqu'elle n'a pas pu avoir lieu en présentiel. Retour sur la rencontre virtuelle du 4 novembre.


La première session de l'Open Agrifood a eu lieu mercredi 4 novembre en soirée. Cette introduction s'est tenue sous forme de débat citoyen, sur le sujet "L'alimentationn c'est nous tous  !"

De nombreux acteurs économiques étaient présents, en direct de la Laiterie de Saint-­Denis-de-l'Hôtel (LSDH) ou en visioconférence. Parmi eux, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, Marc Fesneau, ministre chargé des relations avec le Parlement et de la participation citoyenne, Emmanuel Vasseneix, président d'Open Agrifood et P.-D.G. de LSDH, et Philippe Noyau, président de la chambre régionale d'Agriculture de Centre-Val de Loire et vice-président d'Open Agrifood.

Une vingtaine de citoyens ayant préalablement participé à la construction de l'événement était connectée.

Enfin, 300 personnes étaient rassemblées sur la page Facebook de l'Open ­Agrifood, le site Internet de l'Open Agrifood et la page Facebook du groupe LSDH afin de suivre la conférence et de participer via un chat.

Ce débat citoyen était animé par Frédéric Gilli, professeur à l'école urbaine de Sciences Po, directeur associé de l'agence Grand public.

Emmanuel Vasseneix a inauguré ce débat en soulignant l'importance de continuer à vivre le plus normalement possible malgré la crise sanitaire actuelle et le confinement  : «  Il est important de maintenir le débat de l'Open Agrifood car les problèmes d'avant Covid-19 n'ont pas disparu. Aujourd'hui nous sommes devant une transition écologique et agricole extrêmement importante. Cette transition est particulièrement attendue par les citoyens. Il fallait donc continuer les travaux menés depuis des années. En cette période anxiogène, il faut montrer que la vie continue et cela passe par le maintien de l'Open Agrifood  ».

Rappelons que depuis 2014, l'Open ­Agrifood d'Orléans s'impose comme un lieu de débat et de réflexion de l'ensemble des acteurs de la filière agroalimentaire.

Marc Fesneau, ministre chargé des Relations avec le Parlement et de la participation citoyenne, a réagi au premier débat concernant la prise de conscience des citoyens  : «  La crise que nous traversons a révélé trois grands sujets  : la chaîne alimentaire, la réappropriation territoriale de notre alimentation (circuits longs et courts) et la sécurité alimentaire sous l'aspect qualitatif et quantitatif. Mais alors, qui a le pouvoir de changer les choses  ? Tout le monde possède une partie de pouvoir, chacun à notre échelle. Les acteurs de la filière, les collectivités, les pouvoirs publics, le gouvernement, le Parlement et le consommateur. Le consommateur est d'ailleurs militant par son acte d'achat. Mais pour arriver à un résultat convenable, il me paraît nécessaire de dégager des revenus pour les agriculteurs  ».

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, a également participé au débat.

Elle s'est dit agréablement surprise d'entendre des mots comme «  sécurité et souveraineté alimentaire  ». Selon elle, ces mots n'étaient pas prononcés il y a encore un an. Preuve de la prise de conscience des citoyens.

«  Le confinement a rappelé aux Français qu'il était important de manger local. Ils ont pris le temps de préparer à manger avec des produits de qualité. Ils se sont déplacés chez les producteurs  », a-t-elle souligné.

En revanche, elle s'est étonnée que les consommateurs pensent ne pas avoir de pouvoir  : «  Au contraire, l'acheteur peut changer les choses. Trop de gens disent que seuls ils ne peuvent rien. L'attitude de chacun mise bout à bout fait société. Ce sont ces comportements vertueux qui donnent ce pouvoir  ».

Puis elle a déploré la disparition des petites exploitations françaises depuis trente ans à cause de la course aux produits pas chers. Enfin, elle s'est inquiété de la précarité alimentaire qui s'accentue dans le pays. Pour elle, il faudrait trouver un juste milieu entre une alimentation française de qualité et accessible.

Retrouvez l'intégralité du débat citoyen cliquant ici !


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