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Agronomie
Optimiser la fertilité de ses sols pour préserver la qualité de l’eau

Le réseau d’observations et d’analyses de la qualité des sols entame sa deuxième année d'accompagnement auprès des agriculteurs du Contrat territorial Val-Dhuy Loiret. Une nouvelle étape pour ce programme d'actions préventives volontaires.

Le réseau d’observations et d’analyses du Contrat territorial Val-Dhuy Loiret s’intéresse à la fertilité physique, chimique, organique et biologique des sols.

Mis en place en 2019, ce réseau a pour ambition d’acquérir des références locales et de disposer d’indicateurs concrets pour diagnostiquer et suivre la fertilité et la santé des sols à l’échelle de ce territoire.

Pour faire son premier bilan annuel, une conférence de presse a été organisée mercredi 10 mars, sur une des parcelles de Valentin Caron, céréalier à Sandillon.

Sébastien Mery, vice-président de la chambre d’Agriculture du Loiret, et Cédric Berger, conseiller agro-environnement - pédologie à la chambre d’Agriculture et co-animateur du Contrat territorial Val-Dhuy Loiret, ont animé cette rencontre.

Le Contrat territorial Val-Dhuy Loiret se décline en trois volets : Milieux aquatiques, Zones humides et Pollutions diffuses. La chambre d’Agriculture porte le dernier volet, qui a pour objectif de prévenir tout risque de pollution par les nitrates et les produits phytosanitaires et ainsi préserver la qualité de la ressource en eau.

Rémy Marques, chargé d'intervention spécialisé eau et agriculture à l'Agence de l'eau Loire-Bretagne, explique : « Le Contrat territorial Val-Dhuy Loiret est un outil permettant de déployer des financements sur un territoire donné. Il est signé entre l’Agence de l’eau, qui met à disposition des fonds sur plusieurs années, et notamment la chambre d’Agriculture du Loiret, l’EP Loire, le conseil régional Centre-Val de Loire et plusieurs coopératives de la région. »

Il détaille : « Les porteurs s’engagent à réaliser un certain nombre d’actions. Ce contrat possède un enjeu environnemental avec les rivières Dhuy et Loiret ».

Durant cet après-midi, Cédric Berger a présenté à la presse les méthodes de suivi de la fertilité et de la qualité des sols du Contrat territorial Val-Dhuy Loiret.

Au programme de cette « visite médicale » : sondage à l'aide d'une tarière pour déterminer la nature des sols et leur fonctionnement (« carte d’identité du patient »), tests bêche et diagnostics grâce à une tige pénétrométrique pour observer la structure des sols et les éventuelles zones de compaction (« examen du patient »), analyses lombriciennes pour évaluer rapidement et simplement la fertilité et le patrimoine biologique des sols (abondance et diversité des vers de terre*) et échantillonnages de terre en vue de la réalisation d’analyses en laboratoire, comme pour une prise de sang, pour valider le diagnostic et suivre son évolution (fractionnement des matières organiques, biomasse microbienne, activités biologiques…).

L’ingénieur agro-pédologue précise qu'il s'agit d’une des actions phares du volet agricole du Contrat territorial Val-Dhuy : « Nous faisons un monitoring des sols sur le territoire du Contrat. Avec les agriculteurs conventionnels, biologiques, et ceux engagés en agriculture de conservation, nous travaillons à améliorer leurs capacités à filtrer, épurer et stocker l’eau afin de préserver durablement la qualité de cette ressource. »

Il illustre : « Une culture enracinée profondément dans le sol mobilisera plus efficacement ses réserves en eau et en nutriments, ce qui limitera les transferts en direction des nappes phréatiques. Elle sera moins sensible aux maladies, moins dépendante des intrants chimiques, et contribuera à stocker davantage de carbone dans le sol. »

« Son système racinaire entretiendra la bonne structure du sol et stimulera la microflore microbienne dont l’effet barrière naturel empêche le développement des micro-organismes opportunistes et pathogènes pour les plantes et garantit le bon état sanitaire du sol. Nous cherchons à tendre vers ce cercle vertueux ».

Quelques chiffres

3 500 exploitants agricoles dans le Loiret. Plus de 54 % du territoire du Loiret est utilisé par les agriculteurs. 77 % des exploitations sont orientées grandes cultures.

*Cette année, les analyses lombriciennes sont réalisées en partenariat avec l’Observatoire participatif des vers de terre de l'Université Rennes 1.

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