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Élevage laitier
« Passer à la monotraite, cela s’anticipe, mais ça vaut le coup »

Clément Coussement, éleveur laitier dans l’Oise, a adopté la monotraite il y a deux ans. Amélioration de la qualité de vie, réduction des charges…, malgré une baisse de production, il pointe les avantages de ce système. Témoignage.

Clément Coussement est installé depuis cinq ans hors cadre familial en élevage laitier bio à Villers-sur-Auchy, dans le pays de Bray (Oise). Depuis deux ans, il est passé en monotraite.

« Quand je me suis installé, c’était un système traditionnel laitier avec un quart des surfaces en maïs ensilage et du pâturage. La production par vache atteignait alors 8 000 à 8 500 litres. En 2015, avec la baisse du prix du lait, j’ai rencontré des difficultés économiques. Pour y faire face, je suis passé en tout herbe et j’ai cherché à réduire au maximum les charges. Cela m’a amené à supprimer les concentrés de production et à passer en monotraite », explique le jeune agriculteur de 37 ans. L’idée de départ était de permettre aux vaches de mieux vivre l’arrêt des concentrés, notamment en commençant l’hiver où la qualité des fourrages est moindre.

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