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Philippe Raynard prend les rênes de La Saussaye

Le nouveau directeur de l'Eplefpa de Chartres-La Saussaye, Philippe Raynard, a pris ses fonctions fin août. Rencontre.

C\'est une rentrée particulière qui a attendu Philippe Raynard pour sa prise de fonctions de directeur de l\'Eplefpa de Chartres-La Saussaye fin août, du fait de la pandémie Covid-19 toujours présente.

«  Nous avons retrouvé une majorité d\'élèves qui n\'avaient pas mis les pieds dans l\'établissement depuis mars, explique-t-il. C\'est un vrai défi à relever pour eux avec les règles mises en place. Mais le retour se passe bien. Un défi également pour les nouveaux qui ont vécu la même chose au collège et qui ont un pas à franchir ici. La transition peut être brutale. C\'est un défi enfin pour les équipes avec l\'enjeu de la reconquête pédagogique, les remises à niveau. D\'ailleurs, sur chaque classe, un temps d\'évaluation est prévu. Tous ces défis seront relevés  ».

Pour le nouveau directeur de l\'établissement, la prise de marques a été nécessairement rapide  : «  J\'ai l\'impression d\'être là depuis plusieurs semaines  », relève celui qui étrenne à La Saussaye son premier poste de direction à 52 ans.

Originaire de Basse-Normandie, Philippe Raynard entre dans l\'enseignement agricole comme formateur puis enseignant au lycée de ­Châteauroux (Indre) en 1993. Quelques années plus tard, en 2002, sa carrière se poursuit en Corrèze au lycée de Neuvic jusqu\'en 2010, période où il entre en direction par le jeu de concours internes.

Il prendra d\'abord la tête du CFPPA de l\'école forestière de Meymac, puis en 2013 celle du CFPPA de Marmilhat (Puy-de-Dôme).

Après cet expérience auvergnate, il est nommé en 2017 directeur adjoint de l\'Eplefpa des Terres de l\'Yonne avec l\'envie d\'aller plus loin et de diriger un établissement public.

«  Mon choix de La Saussaye est très lié à ce que j\'ai pu vivre à Marmilhat, l\'établissement étant spécialisé dans l\'aménagement paysager, l\'agricole en grandes cultures et l\'agroalimentaire. C\'est un paysage professionnel qui m\'intéresse énormément, pointe Philippe Raynard. Ce n\'est pas un univers sectorisé, tout est lié. Il y a plein de choses à imaginer avec les uns et les autres. Aménagement environnemental, production, expérimentation avec la chambre d\'Agriculture… C\'est plus qu\'intéressant d\'être au cœur des évolutions, des transformations, de la transition agroécologique, de la transformation agroalimentaire des produits agricoles. C\'est ça que l\'on propose, nous sommes bien dans un chaîne qui va de l\'alimentation que l\'on doit avoir à ce que l\'on est amené à faire pour le territoire  : être acteur de la relocalisation de l\'alimentation  ».

Philippe Raynard a déjà une idée précise de ce qu\'il va faire vivre au sein de l\'établissement  : «  Il y a les choses qui se font déjà et qu\'il faut maintenir et développer. Dans le cadre de cette relocalisation, il y a ce projet de maraîchage en interne avec des produits destinés à notre restauration et qui pourront être transformés soit pour l\'alimentation de l\'établissement, soit pour être destinés à la vente. Il y a une volonté politique, régionale, départementale, la loi Égalim, sur quoi s\'appuyer. La relocalisation est un projet de longue haleine dans lequel l\'Eplefpa a toute sa place. Il y a une ceinture verte à créer autour de l\'agglomération chartraine pour approvisionner le local  ».

Dans le cadre du deuxième plan national Enseigner à produire autrement, Philippe Raynard va également conduire l\'exploitation pédagogique de La Saussaye vers sa certification HVE 3**  : «  La Chambre a déjà fait un premier audit et nous sommes bien partis. C\'est le travail de toute une équipe en partenariat qui permet d\'y aller en toute confiance. Nous allons aussi former un réseau national de dix établissements publics et privés. Nous allons mettre en lien l\'ensemble de l\'Eplefpa. Il faut penser de manière globale  : connexion de la ferme, aménagement paysager, nous avons un potentiel extraordinaire. Mon grand objectif est de développer un lien le plus fort possible avec le territoire. Par exemple, réflechir à quelle est notre place dans le Plan vert de Chartres métropole, renforcer les corridors écologiques… Ce qui me guide aussi, c\'est que nous ne soyons pas sous une bulle  ».

Hervé Colin

*Philippe Raynard compte faire aboutir le projet de légumerie auquel réfléchit La Saussaye depuis quelques années

**Haute valeur environnementale de niveau 3

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