Aller au contenu principal

Dégâts de gibier
Piégeage du sanglier : un outil à disposition des agriculteurs

Face aux dégâts croissants causés par les sangliers, le piégeage offre aux agriculteurs un moyen d’action complémentaire. Une pratique strictement encadrée qui peut être efficace sur le terrain.

Le piégeage s’inscrit comme un outil complémentaire de gestion des populations de sangliers.
Le piégeage s’inscrit comme un outil complémentaire de gestion des populations de sangliers.
© Archives

Face à la pression du sanglier sur les cultures, le piégeage apparaît comme un levier intéressant pour les agriculteurs. Encadrée réglementairement, cette pratique permet d’agir directement sur les parcelles, sous certaines conditions strictes.

Le droit de destruction appartient au propriétaire ou au fermier exploitant, qui peut engager des actions de piégeage sur ses terres. Ce droit peut également être délégué à un tiers, notamment à un piégeur agréé. Car pour poser des pièges, une condition est incontournable : être titulaire d’un agrément spécifique au piégeage du sanglier, complété par une autorisation préfectorale annuelle.

Dans les faits, un agriculteur peut initier la démarche sans être lui-même piégeur, en désignant un professionnel agréé.

Différents dispositifs

Sur le terrain, plusieurs types de dispositifs sont autorisés. Les cages-pièges, les plus courantes, doivent respecter des dimensions précises et être relevées quotidiennement. Les filets de capture sont également possibles. Le respect du bien-être animal reste central, notamment lors de la mise à mort.

Le coût du matériel varie de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros selon la complexité des équipements.

Concernant la valorisation, la venaison issue du piégeage peut être consommée, donnée ou commercialisée, à condition de respecter les règles sanitaires en vigueur, notamment liées à la trichine et à la traçabilité.

En Loir-et-Cher, le cadre réglementaire est clairement établi : le sanglier est classé comme Espèce susceptible d’occasionner des dégâts (Esod) et un arrêté préfectoral autorise explicitement son piégeage.

Au-delà de la réglementation, le piégeage s’inscrit comme un outil complémentaire de gestion des populations. Bien maîtrisé, il permet de réduire localement les dommages agricoles.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Horizons

Les plus lus

[DOSSIER] Le Festival de la terre 2026 d'Île-de-France ouest à Attainville les 5 et 6 septembre
Cette année, le Festival de la terre aura lieu les 5 et 6 septembre à Attainville (Val-d'Oise).
Le Festival de la terre a lieu ce week-end à Attainville
Les Jeunes agriculteurs d'Île-de-France ouest organisent le Festival de la terre ces samedi 5 et dimanche 6 septembre à…
Le 21 juillet, à Bonneval (Eure-et-Loir). Le président de la Cabbep, Arnaud Mercier, et son directeur, Guillaume Rivet, encadrent la nouvelle responsable du suivi des filières, des audits et de la communication, Marie David.
De nouveaux axes stratégiques pour la Cabbep
La coopérative agricole Bonneval Beauce et Perche (Cabbep) a remis au goût du jour sa feuille de route pour les années à venir :…
La rentrée du lycée agricole du Chesnoy est marquée par de nouveaux projets pour adapter les formations et faire découvrir les métiers.

Le Chesnoy fait sa rentrée entre nouveautés et découverte des métiers
À Amilly (Loiret), la rentrée du lycée agricole Le Chesnoy est marquée par l’arrivée d’un enjambeur autonome et par de nouvelles…
Les Jeunes agriculteurs du Giennois organisent Terre en fête ces samedi 5 et dimanche 6 septembre à Poilly-lez-Gien.
Terre en fête : les JA du Giennois sont fin prêts à accueillir le grand public ce week-end
Les Jeunes agriculteurs du Loiret et du Giennois donnent rendez-vous au public ces samedi 5 et dimanche 6 septembre à Poilly…
Le 2 septembre, à Paris. Arnaud Rousseau et Hervé Lapie ont tenu une conférence de presse de rentrée.
Après un été sous haute tension, la FNSEA demande « l’impulsion » pour éviter le décrochage
La FNSEA a tenu sa traditionnelle conférence de rentrée mercredi 2 septembre, à Paris.
Publicité