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Agronomie
Pioneer fête ses 100 ans et mise sur les NGT

Vendredi 4 septembre à Villemardy (Loir-et-Cher), Pioneer a réuni de nombreux agriculteurs pour présenter ses travaux sur le maïs et les perspectives offertes par les Nouvelles techniques génomiques (NGT).

Pioneer fête cette année ses 100 ans. Pour l’occasion, la marque de Corteva Agriscience, particulièrement implantée sur le marché des semences de maïs, a souhaité organiser plusieurs plateformes au plus près des agriculteurs. Travaillant localement avec des distributeurs comme Pissier ou Leplâtre, l’entreprise avait choisi l’exploitation de Camille Chevais, à Villemardy, pour l’un de ces rendez-vous vendredi 4 septembre.

« Nous sommes nombreux aujourd’hui et c’est un vrai plaisir. Nous allons vous montrer l’intérêt de cette culture du maïs, même si elle a souffert durablement cette année », a expliqué Jean-Baptiste Auroux, responsable de région, en préambule de la journée. Après une présentation de la marque, créée il y a cent ans aux États-Unis par Henry A. Wallace, les participants ont assisté à plusieurs ateliers.

Un cadre européen en évolution

Parmi les sujets abordés, les nouvelles techniques génomiques, ou NGT, ont occupé une place importante. Leur cadre réglementaire est actuellement en évolution au niveau européen. Les États membres de l’Union européenne ont trouvé un accord provisoire sur de nouvelles règles en décembre 2025, avant la poursuite du processus législatif en 2026. Une évolution suivie de près par les semenciers, avec la perspective de disposer à terme d’un cadre spécifique pour certaines plantes obtenues grâce à ces techniques. Céline Vasseaud, responsable d’une station de recherche Pioneer, a ainsi présenté aux agriculteurs le fonctionnement et les possibilités offertes par l’édition génomique. L’objectif est notamment de créer des modifications ciblées afin d’accélérer le travail de sélection et de disposer de variétés répondant davantage aux caractéristiques recherchées.

Des NGT différentes des OGM

« Il est déjà nécessaire de rappeler que la technique NGT est différente de la méthode OGM », a précisé Céline Vasseaud. Dans le cas de la transgénèse, utilisée pour obtenir certains OGM, de l’ADN provenant d’un autre organisme est introduit dans la plante. Avec l’édition génomique, des modifications précises et ciblées sont réalisées dans le propre ADN de la plante, sans introduire d’ADN étranger. Certaines de ces modifications peuvent également se produire naturellement ou être obtenues par des techniques de sélection conventionnelles. Pour Pioneer, ces techniques doivent surtout permettre de multiplier les possibilités lors de la sélection variétale. « L’objectif est de mettre le bon hybride dans la bonne parcelle. Quand on mettait huit à dix ans hier pour avoir une nouvelle variété, les NGT permettront surtout de tester davantage et de proposer des variétés correspondant aux véritables attentes des producteurs de maïs », a poursuivi Céline Vasseaud.

Sur le maïs, les travaux présentés portent notamment sur la résistance à plusieurs maladies, comme l’helminthosporiose, la rouille, la tache grise ou l’anthracnose. L’objectif est de regrouper plusieurs résistances dans une même plante. La tolérance à la sécheresse, et plus largement aux différents stress environnementaux, fait également partie des possibilités étudiées grâce à l’édition génomique.

Plusieurs ateliers

Les NGT peuvent également concerner d’autres cultures. Des exemples ont été présentés sur le colza, avec des travaux visant une meilleure résistance à l’égrenage des siliques, mais également sur le soja, où l’édition génomique peut notamment permettre de travailler sur la date de floraison.

Durant la journée, les agriculteurs ont également participé à plusieurs ateliers, avec une présentation des différentes variétés de maïs proposées par Pioneer et de leurs caractéristiques. La journée s’est conclue par un moment de convivialité à l’occasion des 100 ans de la marque, permettant de poursuivre les échanges entre agriculteurs et représentants de Pioneer.

Voir aussi La FNSEA salue l'accord sur les NGT

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