Plan Casi : « un irrespect total envers la profession agricole »
La FNSEA 41 et JA 41 dénoncent le plan Casi du gouvernement, jugé insuffisant pour les agriculteurs de Loir-et-Cher touchés par la sécheresse et les pertes de récoltes, et réclament des aides d’urgence.
La FNSEA 41 et JA 41 dénoncent le plan Casi du gouvernement, jugé insuffisant pour les agriculteurs de Loir-et-Cher touchés par la sécheresse et les pertes de récoltes, et réclament des aides d’urgence.
La FNSEA 41 et JA 41 prennent acte des annonces du gouvernement faites le 4 septembre dans le cadre du plan Casi (Climat, adaptation, sécheresse, incendies) (voir aussi en pages 11 et 12). Concrètement, le compte n'y est pas. Derrière l'affichage de plus d'un milliard d'euros, une grande partie des dispositifs annoncés correspondent à des mécanismes déjà existants, à des prolongations d'aides en cours mais sans simplification, ou à des mesures dont les modalités restent particulièrement floues.
Pour les agriculteurs de Loir-et-Cher, durement touchés par la sécheresse, la canicule et les pertes de récoltes de 2026, l'urgence est simple : il leur faut de la trésorerie immédiatement disponible pour poursuivre l'activité, préparer les semis et maintenir les élevages. D'après Olivier Hardouin, président de la FNSEA 41, « ces mesures sont extrêmement décevantes compte tenu de la situation ».
Beaucoup d'annonces, peu de réponses concrètes
Les agriculteurs attendaient un véritable plan d'urgence économique. Alors que de nombreuses exploitations font face à des tensions de trésorerie majeures, aucune solution forte n'est apportée sur le plan financier (financement court terme, report des échéances bancaires, année blanche…).
Partout, le constat est le même : les exploitants ont le sentiment que l'on recycle des dispositifs existants en les présentant comme un plan exceptionnel. Pour les éleveurs confrontés à la pénurie de fourrages, pour les céréaliers qui s'interrogent déjà sur leur capacité à semer l'an prochain, pour les producteurs de fruits, légumes ou les filières spécialisées qui restent mal couvertes par l'ISN (Indemnité de solidarité nationale), les réponses sont largement insuffisantes. La colère est d'autant plus forte que certains agriculteurs envisagent aujourd'hui de réduire leurs surfaces, de vendre des animaux ou de renoncer à investir, faute de visibilité économique.
Le maintien du TODE doit être garanti
Dans le même temps, les inquiétudes persistent concernant le TODE (Travailleurs occasionnels - demandeurs d'emploi). Pour la FNSEA 41 et JA 41, il est inconcevable qu'au moment où les exploitations traversent une crise climatique et économique majeure, le gouvernement puisse remettre en question un outil indispensable à la compétitivité de plusieurs filières agricoles. Toute remise en cause du TODE serait totalement inacceptable.
La FNSEA 41 et JA 41 considèrent que le plan Casi ne peut constituer qu'une première étape. Il est indispensable d’obtenir des aides de trésorerie réellement accessibles et rapides, des solutions bancaires exceptionnelles — incluant une année blanche pour les exploitations les plus fragilisées —, des modalités d’ISN clarifiées, un véritable plan pour les zones intermédiaires et à faible potentiel et la garantie du maintien du TODE.
Le combat continue
Les agriculteurs ont répondu présent pour nourrir le pays malgré les aléas climatiques extrêmes. Aujourd'hui, ils attendent autre chose que du « saupoudrage ». La FNSEA 41 et JA 41 continueront à porter la voix des agriculteurs de Loir-et-Cher auprès des pouvoirs publics, des banques, des filières et de la grande distribution.