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Productions spécialisées.
Plants de pomme de terre : calibrage, stockage et conditionnement

Entre le champ et le client final, un plant de pomme de terre subit trois étapes de transformation.

Selon Philippe Laty, directeur du Comité Centre et Sud (CCS), organisation de producteurs dédiée aux plants de pomme de terre, le calibrage, le stockage et le conditionnement sont « trois étapes importantes de la transformation de la production agricole » juste après toutes les interventions culturales et la récolte.

Les opérations s’opèrent selon deux schémas : dans le premier, le calibrage et le triage ont lieu juste après la récolte, en août et septembre. Puis vient le stockage. Dans le second schéma, la récolte est mise directement en stockage. Le calibrage et le triage sont réalisés plus tard en saison, souvent sur la période de septembre à décembre. Tout dépend des équipements : « Avec un bâtiment collectif, on peut avoir plusieurs agriculteurs qui arrachent leurs propres récoltes en même temps. » Dans ce cas-là, on applique le second schéma.

Trois types principaux

Le département du Loiret compte six bâtiments de stockage situés à proximité des zones de production (entre parenthèses, leurs capacités) : Bonnée (300 t) ; Boulay-les-Barres (1.200 t) ; Chécy (2.500 t) ; Ouzouer-sur-Trézée (1.100 t) ; Saint-Père-sur-Loire (300 t) ; Vimory (100 t). Soit une capacité totale de stockage de 5.500 t. « Cela permet de stocker l’équivalent de 150 ha de plants de pomme de terre, dont 115 ha sont à ce jour cultivés dans le Loiret » explique le directeur du CCS : une partie du stockage provient de productions autres que loirétaines.

« Le calibrage consiste à séparer les tubercules par taille en fonction des calibres commercialisés par le collecteur. » Il existe trois types principaux appelés : les petits calibres, les moyens calibres et les gros calibres. Les voici, avec quelques exemples de références : petits calibres : 25/32 mm ; 25/35 mm ; moyens calibres : 35/45 mm ; 32/40 mm ; gros calibres : 45/50 mm ; 45/55 mm.

 


Le marché des grandes cultures

« Pour chaque variété, il y a au moins deux calibres et jusqu’à cinq. En détruisant la végétation (NDLR : cette opération s’appelle le défanage), on maîtrise le calibre demandé par le collecteur. » Les petits calibres sont souvent destinés au marché du jardin. Les calibres moyens trouvent leurs débouchés dans l’approvisionnement des productions de pommes de terre de consommation sur le territoire national (que l’on appelle les grandes cultures). Quant aux gros calibres, ils partent à l’exportation vers les pays tiers (hors Union européenne).

Le travail s’effectue au moyen d’un calibreur : une machine dotée de grilles successives de différentes tailles permettant la séparation des calibres. « Pendant le calibrage, il y a aussi un triage : cela consiste à enlever les pommes de terre qui ne sont pas conformes à la réglementation. » Un travail manuel destiné à enlever les pommes de terre vertes, coupées ou blessées. Cela représente de 3 à 5 % de la production. Des rebuts valorisés en production animale.

Le conditionnement est réalisé à la demande du collecteur. Pour les exportations vers les pays tiers, 20 % de la production, les opérations se déroulent de septembre à décembre et dans des sacs-jute de 50 kg. Une chaîne de conditionnement avec un palettiseur permet de très fortement limiter la pénibilité de l’opération.

Pour le marché du jardinage, 10 % du volume, le conditionnement se fait de septembre à décembre dans des sacs-filets de 25 kg ou dans des big-bags de 1.250 kg. S’agissant du marché des grandes cultures, 70 % du volume, cela a lieu en mars et avril. En big-bags de 1.250 kg ou en vrac de 25.000 kg.

Positionner la région

En région Centre, on compte onze collecteurs : quatre opérateurs sont présents sur les marchés internationaux, deux le sont sur le marché du jardinage et sept autres interviennent sur le marché national des grandes cultures.

« Il faut que le lot soit conforme à la réglementation afin de recevoir son étiquette Soc (NDLR : Service officiel de contrôle) de certification sur chaque emballage » indique Philippe Laty. « Chaque caisse est identifiée dès sa réception et comporte un numéro de lot unique à chaque culture. Cela assure une traçabilité lors du calibrage, du triage et du conditionnement. » Précisons que le numéro de lot est également inscrit sur l’étiquette Soc de certification.

Un investissement en bâtiment de stockage, où la température est de 2 ou 3° C, coûte environ....


Lire la suite en pages 10 et 11 de notre édition du 6 decembre 2013

 

 


Deux chiffres

- Débit de calibrage moyen : 10 t/h.

- Rythme de conditionnement : 5 t/h.

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